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Colombie: la guérilla de l’ELN prête à un nouveau cessez-le-feu

ELN Colombie
Photo AFP

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L’ELN a appelé mardi le gouvernement colombien à conclure un nouveau cessez-le-feu, au lendemain du gel par le président Juan Manuel Santos des négociations de paix avec cette guérilla, en raison d’attentats meurtriers contre des policiers.

«La délégation de l’Armée de libération nationale (ELN) aux négociations espère que le gouvernement respectera le rendez-vous de demain mercredi 31 à Quito pour renouer les pourparlers et conclure un nouveau et meilleur cessez-le-feu», a déclaré l’ELN dans un communiqué lu par le chef de sa délégation, Pablo Beltran.

Sans se référer directement aux attentats du week-end contre trois postes de police du nord de la Colombie, au cours desquels sept policiers ont été tués et des dizaines de personnes blessées, la dernière guérilla de Colombie explique que les rebelles «répondent à l’offensive militaire» lancée par le gouvernement.

À la suite de ces attaques, le président Santos a annoncé lundi le gel des négociations de paix menées à Quito, capitale de l’Equateur voisin, en février dernier.

Ces pourparlers étaient en suspens depuis la fin le 9 janvier du premier cessez-le-feu bilatéral jamais conclu avec l’ELN, qui a immédiatement repris ses actions contre les forces de l’ordre et les infrastructures pétrolières.

Dans son communiqué, l’ELN assure qu’elle croit à une «baisse de l’intensité du conflit en concluant un nouveau cessez-le-feu».

M. Santos, déterminé à mettre fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé dans son pays, a signé en novembre 2016 un accord de paix historique avec la puissante guérilla des Farc, la plus ancienne des Amériques apparue en 1964, aujourd’hui désarmée et transformée en parti politique.