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Saphir Taïder: l'Impact a fait l'acquisition un joueur dévoué

Saphir Taïder
Photo d'archives Martin Chevalier Saphir Taïder

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Si on se fie aux apparences, l’Impact a fait l’acquisition en Saphir Taïder d’un joueur qui se dévouera à la cause montréalaise en Major League Soccer (MLS) et qui a le cœur à la bonne place.

Reste à voir si le joueur désigné livrera la marchandise sur le terrain, mais il n’y a pas trop de crainte à entretenir. Cet international algérien, ancien joueur de l’Inter Milan en Serie A italienne et fort d’autres expériences en France et en Angleterre, a le potentiel de solidifier le milieu de terrain Bleu-blanc-noir et de fabriquer des jeux-clés pour l’équipe.

À Montréal pour gagner

Taïder avait plusieurs options sur le marché, dont de rester en Europe dans des ligues pour l’instant plus reconnues que la MLS. Le milieu de 25 ans a pourtant choisi l’Amérique du Nord.

«Lors de ce ‘’mercato’’, on a beaucoup parlé de moi. J’aurais pu rester en Europe, en Italie notamment. Le choix a été réfléchi, j’ai eu la chance de parler avec l’entraîneur-chef Rémi Garde. Il ne faut pas oublier qu’en France, c’est un coach reconnu par ce qu’il a fait. Nos entretiens au téléphone, j’ai ressenti un truc qui me plaisait chez lui, sa façon de travailler, de voir les choses.

«Garde a réussi à me convaincre, puis j’ai adhéré au projet. Montréal et le projet de la MLS ne font que grandir d’année en année, rapidement. J’ai été curieux d’avoir une nouvelle expérience, avec la chance qu’on parle français au Canada. Évidemment, ç’a joué dans mon choix. J’avais entendu beaucoup de bien de la ville et du club. Je pense avoir fait le bon choix. J’ai hâte de commencer et d’aller le plus loin possible.»

L’identité football de Taïder

Passeur réputé, l’Algérien peut aussi remplir un rôle défensif. Il est ce qu’on peut qualifier de milieu de terrain «box-to-box» dans le jargon du soccer.

«Si je ne touche pas le ballon, je ne me sens pas à l’aise. J’aime servir mes partenaires et les mettre dans les meilleures dispositions possibles tout en respectant mon rôle. Si je peux marquer, je le fais. Tirer au but ça fait plaisir à tout le monde, mais le plus important c’est de connaître ses qualités et ses défauts, exceller dans qu’on sait faire : faire jouer mes partenaires et donner le meilleur de moi-même. Le reste, c’est du bonus.»

La fibre algérienne

Taïder a eu à choisir entre la Tunisie et l’Algérie quand il a commencé sa carrière internationale en 2013. Quelques années plus tard, le footballeur compte cinq buts en 38 matchs avec la sélection nationale algérienne.

«J’étais en équipe de France chez les jeunes, mais j’avais aussi le choix d’aller jouer pour les sélections algérienne ou tunisienne. Mon frère (Nabil) avait choisi de jouer pour la Tunisie pour honorer mon père. J’ai fait le choix inverse. L’Algérie a toujours été dans mon cœur, c’est la terre de ma mère et les fans algériens, je n’en ai pas vus beaucoup des comme ça dans les stades. Leur ferveur autour des joueurs... On est toujours soutenus. J’ai signé à Montréal et j’ai reçu énormément de messages de fans algériens de Montréal et ça m’a touché. Pouvoir honorer mon pays et rendre fiers ces gens-là qui sont loin de l’Algérie, à travers le foot et le sport, c’est une belle chose.

«C’est pas facile de vivre en Algérie, les gens ont du mal à trouver du travail, voire de manger et de faire grandir leur famille. Vous avez la chance à Montréal d’avoir une autre vie, mais là-bas c’est compliqué et, forcément, ce qui rassemble les gens, c’est le sport. La chose la plus facile à faire en Algérie, c’est de descendre de chez soi et de jouer au foot avec un ballon. C’est le sport du peuple. C’est ce qui donne le sourire aux jeunes. Comme professionnels, on est leurs modèles et on se doit au minimum de tout donner sur le terrain.»