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Amende de 53 000$ pour Mariloup Wolfe et Guillaume Lemay-Thivierge

La Ville leur reproche une démolition d’immeuble sans avoir demandé de permis

photo courtoisie Photo tirée de la demande de certificat d’autorisation de démoli
Photo courtoisie

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Mariloup Wolfe et son ex-conjoint Guillaume Lemay-Thivierge ont tenté en vain de faire annuler par le tribunal la semaine dernière une amende de près de 53 000 $ dont ils ont écopé pour avoir entrepris sans permis des travaux de démolition de leur résidence.

Alors qu’ils formaient un couple, les deux vedettes québécoises ont amorcé en août 2015 d’importantes rénovations d’un immeuble du Plateau Mont-Royal.

Le hic, c’est qu’ils n’avaient pas obtenu à l’époque le permis nécessaire compte tenu de l’ampleur des travaux, estime la Ville de Montréal.

« Le comité constate que le présent projet constitue un cas sérieux de non-respect des procédures », peut-on lire dans la décision qui suggérait l’imposition d’une amende de 50 000 $, plus 2927 $ de frais.

Selon un document de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal (ci-haut), la démolition a débuté le 21 août 2015 (photo principale), alors que la demande de démolition a été déposée 11 jours plus tard.
Photo courtoisie
Selon un document de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal (ci-haut), la démolition a débuté le 21 août 2015 (photo principale), alors que la demande de démolition a été déposée 11 jours plus tard.

Amende salée

En fait, la Ville a bien accepté de délivrer un permis de démolition, mais les travaux avaient alors déjà été lancés.

Mariloup Wolfe s’était d’ailleurs plainte sur les réseaux sociaux de la difficulté d’obtenir un permis.

En 2016, Mariloup Wolfe avait critiqué sur Instagram la complexité d’obtenir un permis.
Photo Instagram
En 2016, Mariloup Wolfe avait critiqué sur Instagram la complexité d’obtenir un permis.

« OMG !! Les aventures des permis de la Ville de Montréal !!! Les mésaventures devrais-je dire !!! Pourquoi c’est si compliqué !??!! Mais voilà, je passe à une autre étape...! », avait-elle écrit en mai 2016, en posant avec un permis de construction.

Le même mois, Mme Wolfe et M. Lemay-Thivierge recevaient néanmoins une amende salée pour avoir procédé « à la démolition d’un bâtiment où au moins 50 % a été détruit, sans égard aux fondations, sans avoir obtenu un certificat d’autorisation ».

Guillaume Lemay-Thivierge
Photo d'archives
Guillaume Lemay-Thivierge

Délais déraisonnables

Depuis, le dossier traîne devant les tribunaux, déplorent Mme Wolfe et M. Lemay-Thivierge, depuis séparés. L’immeuble n’appartient maintenant qu’à Mariloup Wolfe, qui dit dans un document de cour n’avoir « personnellement eu aucune implication dans la démolition de l’immeuble ».

Les deux artistes ont invoqué les délais déraisonnables pour faire annuler les procédures.

« Le temps qui se sera écoulé au procès, depuis les faits, affectera nécessairement leur droit à une défense pleine et entière », écrivait l’avocat de l’ex-couple, en octobre, en tentant d’éviter à ses clients un procès et faire disparaître la contravention.

Car plus le temps avance, plus la mémoire de leurs témoins risque d’être affectée, plaidait-il.

« [La défense] doit démontrer que l’immeuble en cause n’a pas été démoli à plus de 50 %, et ce, alors que l’immeuble a, depuis les événements, été complètement rebâti », peut-on lire dans le dossier.

Le juge de la cour municipale Lison Asseraf a toutefois rejeté cette requête vendredi passé.

À moins que Mme Wolfe et M. Lemay-Thivierge payent leur contravention de 50 000 $, le procès devrait avoir lieu à la fin mars.

Mariloup Wolfe a gentiment décliné l’offre d’entrevue du Journal.

Guillaume Lemay-Thivierge n’a pas non plus souhaité commenter l’affaire.