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Cri du cœur d'Émilie Ricard: Couillard demande aux syndicats de trouver des solutions

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Le cri du cœur d’Émilie Ricard, cette jeune infirmière qui travaille dans un CHSLD de l’Estrie, a résonné jusqu’à l’Assemblée nationale, où Philippe Couillard demande aux syndicats de trouver des solutions.

«Les postes sont disponibles et tout le budget est là pour le faire. Si ça ne marche pas, que le syndicat nous propose d’autres façons de faire pour diminuer la charge de travail», a lancé le premier ministre mercredi à l’entrée du caucus présessionnel du Parti libéral, à l’Assemblée nationale.

Philippe Couillard
Photo d'archives, Stevens Leblanc
Philippe Couillard

Dans un long message publié sur sa page Facebook, Mme Ricard s’en est prise à la réforme Barrette qui a, selon elle, déshumanisé sa profession. Elle y raconte ne pas pouvoir donner les soins nécessaires à ses patients, une situation qui lui brise le cœur. Épuisée par les heures supplémentaires qu’elle doit faire, elle confie même songer à changer de carrière.

Au témoignage d'Émilie Ricard, devenu viral dans les médias sociaux, s’ajoutent des sit-in d’infirmières, par exemple à l'hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval, où l'on dénonce les heures supplémentaires obligatoires.

M. Couillard assure qu’il ne s’agit pas d’une «question budgétaire» et que des postes sont ouverts pour embaucher plus d’infirmières. Pourquoi ne reçoit-on pas de candidatures pour ces postes? «On le leur demandera, mais il y en a qui préfèrent peut-être ne pas avoir une formule uniquement de temps complet, qui veulent des horaires plus flexibles. Ce sont des choses qu’il va falloir explorer», a laissé tomber M. Couillard.

Il demande maintenant aux infirmières de lui dire «ce qu’elles proposent qu’on fasse de plus».

Il ne croit pas que la profession soit boudée par les jeunes, qui seraient rebutés par les conditions de travail difficiles dans le réseau de la santé. «Les programmes de formation sont pleins, c’est une formation extrêmement attirante parce que c’est une profession de dévouement pour la population et que beaucoup de gens veulent se dévouer», a-t-il indiqué.

De son côté, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a dit croire que les sit-in d’infirmières sont organisés en douce par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.