/sports/hockey/canadien
Navigation

Le mot d’ordre : déranger le gardien adverse

Coup d'oeil sur cet article

RALEIGH | L’intensité est montée d’un cran mercredi à Raleigh lors de la séance d’entraînement du Canadien, à la veille de son affrontement contre les Hurricanes de la Caroline.

Dans l’espoir de relancer son attaque, qui malgré ses 34 tirs n’a pu générer de réelles occasions de marquer contre les Blues de St. Louis mardi, Claude Julien a exigé de ses joueurs qu’ils créent plus de circulation devant le filet adverse.

Lors de son point de presse, après cette défaite de 3 à 1 subie à St. Louis, l’entraîneur en chef du Tricolore avait déploré cette incapacité de déranger le gardien adverse dans la zone payante.

Or, ce mot d’ordre a été respecté mercredi après-midi. Certains n’ont pas hésité à frapper leurs coéquipiers comme rarement on l’a vu depuis le début de la saison.

Deslauriers n’a rien à se reprocher...

« Au dernier match, on n’était tout simplement pas là, a rapporté Nicolas Deslauriers. Même moi, j’aurais dû m’impliquer davantage. J’ai pris des notes et, croyez-moi, ce sera différent contre les Hurricanes.

« Ce sont les petits détails qui vont faire de nous une meilleure équipe. On l’a prouvé dans le passé. Ce n’est pas le temps de se laisser abattre. »

Très humble dans ses commentaires, l’attaquant québécois est pourtant l’un des seuls à n’avoir rien à se reprocher. Et ce n’est sans doute pas lui que Julien voulait montrer du doigt par ses propos.

Contre les Blues, Deslauriers a fait sentir sa présence en distribuant cinq mises en échec et en réussissant à diriger cinq tirs vers la cage de Carter Hutton.

« Il faut trouver le moyen d’attaquer le filet, faire travailler leurs défenseurs et, comme on dit, la mettre dedans. Ça ne donne rien de lancer de loin et d’espérer un but quand personne n’est devant le filet.

« Or, cet entraînement est exactement ce dont on avait besoin, a-t-il poursuivi. C’est à force de travailler qu’on va réussir.

« On a sué et ça nous a fait beaucoup de bien. »

... Gallagher non plus

Brendan Gallagher est un autre joueur qui aime se mouiller en territoire adverse et sa prestation devrait également servir d’exemple à ses coéquipiers.

Comme Deslauriers, il a livré cinq mises en échec mardi, non sans avoir obtenu trois lancers et une mention d’assistance sur le seul but de son équipe inscrit par Charles Hudon en toute fin de rencontre.

À quelques occasions, il a fait sa petite peste à l’entrée du filet pour provoquer l’ennemi. Quitte à en payer le prix.

« On sait pourquoi nos résultats sont décevants, a dit Gallagher. On a fait de bonnes choses mardi, mais ce ne fut pas suffisant. On connaît nos lacunes et il faut s’améliorer, c’est aussi simple que ça.

« Nous avons concentré une bonne partie de notre entraînement à attaquer le filet pour déstabiliser le gardien.

« Ça peut faire mal en quelques occasions, mais c’est la meilleure façon d’optimiser nos chances de marquer. »