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Trop-perçu d'impôt: Couillard rectifie le tir

Philippe Couillard rencontre ses députés lors du caucus présessionnel du Parti libéral, à l'Assemblée nationale.
Photo Charles Lecavalier Philippe Couillard rencontre ses députés lors du caucus présessionnel du Parti libéral, à l'Assemblée nationale.

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Philippe Couillard a rectifié le tir après avoir laissé entendre que la baisse annoncée du fardeau fiscal s’expliquait par un trop-perçu de taxe et d’impôt.

«Pourquoi on peut retourner de l’argent aux Québécois? Parce que l’économie va tellement mieux qu’on pensait, qu’on a eu plus de revenus», a expliqué le premier ministre mercredi à l’entrée du caucus présessionnel du Parti libéral, à l’Assemblée nationale.

La veille, devant les militants du parti rassemblés à Québec, il expliquait plutôt à ses ouailles qu’il ne fallait pas présenter les baisses d’impôt comme un «cadeau», mais «qu’on n’avait pas besoin de tout l’argent [...] envoyé pour faire la job».

«C’est ce qui était dû aux citoyens du Québec qui ont participé à l’effort [...] ils ont le droit de toucher leur part de cet effort-là. C’est comme ça qu’il faut en parler», a-t-il soutenu au rassemblement des associations libérales de la région de la Capitale-Nationale.

Cette déclaration a fait réagir plusieurs élus libéraux, qui ont chacun leur explication sur l’origine des baisses d’impôt. Le ministre de la Faune, Luc Blanchette, a soutenu qu’il n'avait «pas entendu ce bout-là», de la déclaration de M. Couillard. Selon lui, les baisses d’impôt ont été rendues possibles grâce à la «rigueur budgétaire» du gouvernement et à la création d’emploi.

Le député d’Orford, Pierre Reid, n’avait «aucun commentaire à faire» sur cette question. Pour la ministre de l’Environnement Isabelle Melançon, les baisses d’impôt sont des fruits qui proviennent de la «bonne gestion» libérale. Robert Poëti et Dominique Anglade soutiennent qu'elles résultent du rehaussement de la cote de crédit du Québec, qui a permis à l’État de sauver 1 milliard de dollars en frais d’intérêts.

Laurent Lessard y voit plutôt la conséquence d'une accélération de la consommation des ménages et d'une hausse des exportations. «Quand ça dépasse la prévision du ministre des Finances, ça s’appelle un surplus», a lancé le ministre de l’Agriculture.

Au matin, la CAQ s’est activée dans les médias sociaux pour dénoncer les propos de Philippe Couillard. «Quels propos infantilisants de Philippe Couillard! À écouter, il parle aux citoyens du Québec comme à des enfants de 4 ans! C’est de la grande condescendance libérale», a dénoncé la députée Nathalie Roy dans les médias sociaux.