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Barrette blâme le discours négatif des syndicats pour expliquer le recrutement d’infirmières déficient

Gaétan Barrette blâme les syndicats et leur discours négatif, qui nuit au recrutement d’infirmières et encourage le «cercle vicieux» des heures supplémentaires obligatoires.
Photo d'archives Joel Lemay Gaétan Barrette blâme les syndicats et leur discours négatif, qui nuit au recrutement d’infirmières et encourage le «cercle vicieux» des heures supplémentaires obligatoires.

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Gaétan Barrette montre du doigt les syndicats et leur discours négatif, qui nuit au recrutement d’infirmières et encourage le «cercle vicieux» des heures supplémentaires obligatoires.

«La solution passe par plus de personnel à temps plein et [...] le problème est que le personnel disponible ne les prend pas [les postes à temps plein], ça se peut-tu que, quelque part, le problème soit le message?» a déploré Gaétan Barrette jeudi à l’entrée du caucus présessionnel du PLQ à l’Assemblée nationale.

Le ministre de la Santé cite en exemple une série de publicités de la FIQ où celle-ci dénonce, dans une bande dessinée, l’épuisement professionnel dont souffrent ses membres dans les centres hospitaliers.

Gaétan Barrette estime qu’il s’agit d’une campagne «hyper négative»: «On peut-tu avoir un message positif et constructif pour le personnel et les patients de notre réseau?» a-t-il pesté.

Il blâme les médias

Le «cercle vicieux» dont il parle est le suivant: les infirmières ne postulent pas pour les postes à temps plein affichés, pour éviter de faire du «temps supplémentaire obligatoire» (TSO). Mais la solution pour réduire au minimum le TSO est l’embauche d’infirmières dans des postes à temps plein. C'est pourquoi le ministre Barrette demande aux syndicats d’avoir un discours «positif».

Il estime que le TSO est un phénomène «exceptionnel», plus rare que ne le laissent entendre les syndicats. «L’exception, on donne l’impression que c’est la norme. Ce n’est pas la norme. Mais ça arrive et je ne le souhaite pas», a-t-il expliqué.

Il s’en est aussi pris aux médias, qui ont critiqué, selon lui, les campagnes de recrutement du ministère de la Santé. «On a fait des campagnes de publicité que vous avez descendues en flammes», a-t-il déploré lors du point de presse.

Contrairement à Couillard

Contrairement à M. Couillard, qui affirmait la veille être disposé à examiner «d’autres façons de faire pour diminuer la charge de travail des infirmières», Gaétan Barrette se replie sur la convention collective signée avec la FIQ il y a deux ans.

«Je ne peux pas mettre de mots dans la bouche de mon premier ministre, mais revenons à la case départ. Dans les négociations, les solutions ont été identifiées et acceptées. Encore faut-il que ça se réalise», a-t-il expliqué.