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Intronisation au Panthéon du baseball canadien: «Pedro» remercie Montréal

Intronisation au Panthéon du baseball canadien: «Pedro» remercie Montréal
Photo d'archives

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Pedro Martinez a été choisi parmi les prochains intronisés au Temple de la renommée du baseball canadien, jeudi, et il a dédié cette reconnaissance aux gens de Montréal.

«Je suis vraiment honoré, mais cet honneur revient aux partisans des Expos, a-t-il indiqué lors d’une généreuse conférence de presse téléphonique. Ils avaient cette équipe à cœur et une grande passion pour le baseball. J’étais vraiment triste quand le club a quitté Montréal.»

Au bout du fil, pendant de nombreuses minutes, le célèbre lanceur a rappelé avec passion certains souvenirs de son séjour avec les Expos, de 1994 à 1997.

Au moment de parler de la fameuse saison de 1994, «Pedro» est devenu nostalgique en évoquant le nom de plusieurs anciens coéquipiers, dont les voltigeurs Moises Alou, Marquis Grissom et Larry Walker. Il a aussi énuméré, parmi tant d’autres, Cliff Floyd, Wil Cordero, Sean Berry, Darrin Fletcher de même que les releveurs Mel Rojas, Jeff Shaw et Tim Scott.

«Nous avions tout pour gagner, a-t-il résumé, mentionnant la vitesse sur les sentiers, l’excellence en défensive et un efficace personnel de lanceurs, autant chez les partants qu’en relève. Nous étions jeunes, mais nous étions bons pour batailler. En demeurant trois ans de plus tous ensemble, nous aurions pu former une dynastie comme les Yankees de New York.»

Les Expos conservaient une fiche de 74-40 cette saison-là, le meilleur dossier du baseball majeur, quand la grève avait été déclenchée au mois d’août.

Parmi ses exploits personnels, Martinez a remporté le trophée Cy-Young à l’issue sa dernière campagne avec la formation montréalaise, en 1997. Il avait alors maintenu une fiche de 17-8 et une extraordinaire moyenne de points mérités de 1,90. «Pedro» avait également réalisé 13 matchs complets, dont quatre jeux blancs.

Un passage important

Au-delà de ses souvenirs en tant que joueur, Martinez prétend avoir beaucoup grandi, en tant qu’homme, lors de son passage à Montréal.

«Quand j’avais été échangé à Montréal par les Dodgers, j’étais très intimidé, notamment par la langue française, a raconté l’ancien numéro 45 des Expos. Heureusement, j’y rejoignais le gérant Felipe Alou, qui m’a beaucoup aidé à m’acclimater. Aujourd’hui, je peux encore comprendre le français, du moins, beaucoup mieux que je le parle.»

Martinez craignait les conditions climatiques, mais aussi le fait de se retrouver en territoire inconnu.

«Quand j’ai marché dans les rues et que j’ai vu que les policiers n’avaient pas de fusil, j’ai compris que c’était vraiment sécuritaire, a-t-il dit. À Montréal, les gens t’aiment, peu importe ta couleur, peu importe tes origines.»

«Montréal m’a donné l’occasion de me développer. Je savais que mon séjour à Montréal serait d’une durée limitée. Je voulais être échangé à un club qui pouvait aspirer à la Série mondiale et j’avais donné le nom de quatre équipes : les Yankees, les Indians, les Orioles et les Giants. Finalement, je me suis retrouvé à Boston.»

L’histoire n’a pas trop mal tourné pour Martinez, lui qui a gagné la Série mondiale avec les Red Sox, en 2004, pendant que les Expos étaient forcés de déménager.

Une blague à Vladimir...

En marge de sa propre intronisation au Canada, qui aura lieu le 16 juin à St. Mary’s, «Pedro» a pris soin de féliciter à nouveau son compatriote dominicain Vladimir Guerrero pour son élection récente au Temple de la renommée du baseball, à Cooperstown.

Questionné sur le fils de Guerrero, qui se retrouve dans l’organisation des Blue Jays de Toronto, Martinez a par ailleurs affirmé bien connaître Vladimir Guerrero Jr. et croit qu’il sera à surveiller au cours des prochaines années.

«C’est un excellent frappeur et certainement un peu plus discipliné au bâton que son père», a blagué Martinez.

En plus de l’ancien des Expos, l’ex-voltigeur des Blue Jays de Toronto Lloyd Moseby et l’historien Bill Humber font partie de la cuvée 2018 du Temple de la renommée du baseball canadien.