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«La sécurité dans les palais de justice est en péril», selon le Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec

Bloc constable spécial constables spéciaux
Photo chantal poirier

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«La sécurité dans les palais de justice est en péril», selon le Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec.

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Le tir d’un constable spécial sur un prévenu, mercredi, au palais de justice de Maniwaki, aurait pu être évité si le constable n’avait pas été seul en poste, a déploré Franck Perales, président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec.

«Le syndicat dénonce la situation depuis des années. On doit en arriver là pour que peut-être les choses bougent un jour. Il y a des palais de justice présentement où il y a un manque d’effectifs. Les constables se retrouvent seuls pour assurer la sécurité des lieux», a-t-il dit sur les ondes de LCN, jeudi matin

«On considère que la sécurité dans plusieurs palais de justice dans la province est mise en péril», a ajouté le président du syndicat.

M. Perales a confirmé que le constable impliqué dans l’incident a été frappé par le prévenu, avec son propre bâton télescopique.

«Le prévenu s’est emparé du bâton du constable et l’a frappé.» L’agent a été gravement blessé.

«Il est affecté par tout cela, mais il a eu son congé de l’hôpital, et il est au repos», a précisé le président du syndicat.

Sécurité compromise

Les événements, filmés par un témoin, montrent l’agent tenter de maîtriser le suspect, mais également demander de l’aide aux agents de sécurité qui assistent impuissants à la scène.

«Hey, j’ai besoin d’aide là», a lancé le constable aux agents de sécurité, comme on peut le voir sur la vidéo.

Selon le président du syndicat, si le constable n’avait pas été seul, tout ceci ne serait pas produit. Par ailleurs, les agents de sécurité n’ont pas la formation nécessaire pour maîtriser un individu qui résiste.

«On ne veut rien enlever à personne, mais les agents de sécurité n’ont pas de formation, ils n’ont pas l’équipement, pas de code de déontologie, ils ne sont pas soumis à la loi sur la police», détaille Franck Perales.

«S’il y avait eu un deuxième ou un troisième constable, nous pensons raisonnablement que ces événements ne se seraient jamais produits. On aurait été en mesure de maîtriser le suspect et de le menotter. À cause du manque de ressource on est arrivé à un événement malheureux comme hier», se désole le président.

Envie de fumer

Une simple envie de fumer serait à l’origine de l’affrontement entre le constable spécial et le jeune prévenu qui a été atteint à la tête par un projectile d’arme à feu.

Par pure chance, la victime de 18 ans devrait s’en sortir puisque le coup de feu a pénétré son nez pour se loger dans son cou, ne causant aucun dommage au cerveau, selon la famille.

L’échauffourée est rapidement devenue virale après qu’un témoin eut publié une vidéo qui a fait le tour du Québec. Mercredi soir, la publication comptait plus de 886 000 vues et 24 000 partages sur Facebook.

On y aperçoit l’agent de la paix qui empoigne le jeune homme, qu’on ne peut identifier parce qu’il comparaissait devant le tribunal de la jeunesse, afin de le maîtriser. Sa mère supplie le constable de lâcher son fils. Les agents de sécurité observent la scène, intervenant qu’à de rares occasions.