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Écrasement d’un hélicoptère à Drummondville: l'identité des trois victimes révélée

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Un important homme d’affaires de Lanaudière, sa fille et une amie de cette dernière ont péri dans un accident d’hélicoptère survenu jeudi soir à Drummondville.

Le pilote, Jean-Claude Mailhot, 57 ans, sa fille Janie Mailhot, 32 ans, et la copine de cette dernière, Nathalie Desrosiers, 42 ans, sont les trois victimes de cette tragédie, selon les informations du Journal.

Un homme d’affaires de Lanaudière et sa fille ont péri dans un accident d’hélicoptère.
Photo Courtoisie
Un homme d’affaires de Lanaudière et sa fille ont péri dans un accident d’hélicoptère.

 

Photo Courtoisie

 

Les trois occupants de l’appareil privé sont morts sur le coup à la suite de l’écrasement survenu vers 21 h près du rang Saint-Jean-Baptiste, dans le secteur de Saint-Joachim-de-Courval. Le Robinson R-44 a pris feu après l’impact.

Nathalie Desrosiers
Photo courtoisie
Nathalie Desrosiers

 

Le trio s'est rendu hier en fin d'après-midi à l'École d'entrepreneurship de Beauce afin de participer à une soirée porte ouverte. Janie Mailhot et Nathalie Desrosiers étaient présentes afin de confirmer leur inscription à des programmes de formation, a indiqué Valérie Parent, directrice du rayonnement de l'établissement.

La famille Mailhot connaît bien l'École d'entrepreneurship de Beauce, puisque les deux fils du défunt y ont été formés.

L'hélicoptère, qui s'était posé directement sur le terrain de l'École vers 16 h 30, a décollé aux alentours de 20 h 30 jeudi soir. Il se dirigeait vers Saint-Félix-de-Valois, où M. Mailhot avait aménagé un hangar pour son appareil. Un peu plus de la moitié du trajet avait été parcouru lorsque l'accident est survenu.

Capture d'écran, TVA Nouvelles

 

Entreprise familiale

Jean-Claude Mailhot, père de quatre enfants, est le propriétaire de l’entreprise familiale Lanauco, fondée en 1987 et basée à Saint-Alexis-de-Montcalm.

«Il gérait son entreprise en bon père de famille, il était proche de ses employés, a indiqué Claude Chartier, secrétaire-trésorier de la Chambre de commerce et d'industrie de la MRC Montcalm. Tu entrais dans cette entreprise-là et il y a une belle atmosphère qui se dégageait.»

La compagnie se spécialise dans l’ingénierie civile et travaille principalement au développement et à la maintenance de lignes électriques et de télécommunications. Comme sa mère, ses frères et sa sœur, Janie Mailhot travaillait pour l’entreprise familiale. Elle était mère de deux fillettes âgées de 6 et 4 ans.

«Pas le genre téméraire»

Jean-Claude Mailhot avait obtenu son permis de pilote il y a une vingtaine d'années, selon des proches. L'hélicoptère dans lequel il a péri jeudi soir lui appartenait et il l'utilisait à des fins professionnelles et personnelles, selon Robert Perreault, le maire de Saint-Alexis-de-Montcalm, qui a étudié avec M. Mailhot.

«Jean-Claude, ce n'est vraiment pas le genre téméraire et il n'aurait jamais décidé de voler s'il avait jugé que les conditions n'étaient pas bonnes, a confié Nancie Mailhot, sa nièce. C'était un homme prudent et responsable qui prenait de bonnes décisions.»

Nathalie Desrosiers, une amie de Janie Mailhot, était elle aussi entrepreneure. Basée à Saint-Damien, sa compagnie Aluquip se spécialise dans la fabrication d'équipement en aluminium pour le transport. L’entreprise entretenait aussi des liens d’affaires avec Lanauco, a indiqué Stéphane Desrosiers, le frère de la victime et copropriétaire d’Aluquip.

La femme d’affaires était aussi la maman d'une adolescente.

Des enquêteurs de la Sûreté du Québec et du Bureau de la sécurité des transports du Canada sont sur place pour mener une enquête afin de comprendre ce qui a mené à l'écrasement.

– Avec la collaboration de Dave Parent

Les conditions météo en cause?

La faible visibilité causée par les conditions météorologiques pourrait être la cause de l’écrasement d’hélicoptère.

Patrick Lafleur, chef pilote chez Passport Hélico, a indiqué que ce type d’hélicoptère devait être piloté la nuit en mode visuel.

«Les conditions météo de faible visibilité, combinées à la noirceur, peuvent créer une situation dans laquelle un pilote peut vraiment perdre ses repères visuels et se retrouver dans un état de désorientation spatiale», a-t-il expliqué.

Patrick Lafleur rappelle que tout devra être analysé et qu’un problème mécanique peut également être la cause de l’accident.

D’autre part, M. Lafleur a indiqué que ce type d’hélicoptère, un Robinson R-44 ou R-66, n’était pas utilisé pour des évacuations médicales. Ce serait un vol privé.

Les pompiers de Drummondville ont été dépêchés sur les lieux jeudi soir pour combattre l’incendie.

Les policiers de la SQ s'y trouvaient également.

– Avec l'Agence QMI et TVA Nouvelles