/news/currentevents
Navigation

Un écrasement difficile à expliquer

Trois personnes ont péri dans un crash qui risque de donner du fil à retordre aux autorités dans l’enquête

Coup d'oeil sur cet article

Il faudra une longue enquête afin de déterminer la cause de l’écrasement d’hélicoptère survenu jeudi soir, à Drummondville, qui a causé la mort d’un prolifique homme d’affaires de Lanaudière, de sa fille et d’une amie de la famille.

L’accident a été si violent que des morceaux de l’hélicoptère ont été projetés à plusieurs mètres autour du point d’impact, jeudi soir, dans un champ de Drummondville.
Photo agence QMI, Ariane Bourassa
L’accident a été si violent que des morceaux de l’hélicoptère ont été projetés à plusieurs mètres autour du point d’impact, jeudi soir, dans un champ de Drummondville.

Jean-Claude Mailhot, 57 ans, était aux commandes du Robinson R-44 qui s’est enflammé après avoir piqué du nez vers 21 h, dans un champ près du rang Saint-Jean-Baptiste, dans le secteur de Saint-Joachim-de-Courval

Jean-Claude Mailhot, qui pilotait, et sa fille Janie, qui était l’une des deux passagères, lors de la journée familiale tenue par leur entreprise à l’automne 2016. 
Photo tirée de Facebook
Jean-Claude Mailhot, qui pilotait, et sa fille Janie, qui était l’une des deux passagères, lors de la journée familiale tenue par leur entreprise à l’automne 2016. 

Sa fille, Janie Mailhot, 32 ans, et une proche de la famille, Nathalie Desrosiers, 42 ans, étaient également à bord. Les occupants sont tous morts sur le coup.

La Sûreté du Québec (SQ) et le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) ont été dépêchés sur les lieux afin de comprendre les circonstances. Le travail s’annonce colossal, puisque jusqu’à présent, peu d’informations sont disponibles.

« Il ne semble pas y avoir de témoin oculaire de l’accident et il n’y a pas de boîte noire dans ce type d’appareil, alors c’est certain que ça ne simplifie pas la tâche des enquêteurs », a indiqué Jean-Marc Ledoux, gestionnaire régional au Québec pour le BST.

L’hélicoptère a été évacué des lieux de l’écrasement vendredi en fin d’après-midi.
Photo Éric Beaupré
L’hélicoptère a été évacué des lieux de l’écrasement vendredi en fin d’après-midi.

Pas téméraire

Pour l’instant, toutes les hypothèses sont encore envisagées. Si certains experts soupçonnent que les conditions météorologiques aient pu jouer un rôle important dans l’accident, les proches du pilote sont convaincus qu’il n’aurait pas accepté de décoller s’il avait senti un quelconque danger.

« Jean-Claude, ce n’est vraiment pas le genre téméraire et il n’aurait jamais décidé de voler s’il avait jugé que les conditions n’étaient pas bonnes, a confié Nancie Mailhot, sa nièce. C’était un homme prudent et responsable, qui prenait de bonnes décisions. »

L’homme d’affaires, qui cumulait environ 20 ans d’expérience comme pilote d’hélicoptère, utilisait son appareil à des fins professionnelles et personnelles.

Il a d’ailleurs quitté Lanaudière jeudi après-midi afin de se rendre à l’École d’entrepreneurship de Beauce pour participer à une soirée porte ouverte. Sa fille Janie Mailhot et son amie Nathalie Desrosiers l’ont accompagné afin de confirmer leur inscription à une formation, a indiqué Valérie Parent, directrice du rayonnement de l’établissement.

Entreprise familiale

L’hélicoptère, qui s’était posé directement sur le terrain de l’école vers 16 h 30, a décollé aux alentours de 20 h 30 jeudi soir.

Il se dirigeait vers Saint-Félix-de-Valois, dans Lanaudière, où M. Mailhot avait aménagé un hangar pour son appareil.

Un peu plus de la moitié du trajet avait été parcouru lorsque l’accident est survenu.

Jean-Claude Mailhot, père de quatre enfants, est le propriétaire de l’entreprise familiale Lanauco, basée à Saint-Alexis. La compagnie se spécialise dans l’ingénierie civile et œuvre principalement dans le développement et la maintenance de lignes électriques et de télécommunications.

« Il gérait son entreprise en bon père de famille, il était proche de ses employés », a indiqué Claude Chartier, secrétaire-trésorier de la Chambre de commerce et d’industrie de la MRC de Montcalm.

Nathalie Desrosiers Victime
Photo tirée de Facebook
Nathalie Desrosiers Victime

Janie Mailhot et Nathalie Desrosiers entretenaient un intérêt commun pour les affaires.

La première travaillait en administration pour l’entreprise familiale, alors que la deuxième était propriétaire d’Aluquip, une compagnie qui se spécialise dans la fabrication d’équipement en aluminium pour le transport.

Elles étaient toutes les deux des mères de famille.

Le Robinson R-44

Capacité: 4 places

Prix: 400 000 $

Vitesse de croisière: 209 km/h

Masse moyenne: 1087 kg

  • Environ 400 au Canada, dont 150 au Québec
  • L’hélicoptère le plus vendu au monde dans sa catégorie
  • Très utilisé dans le milieu privé et par les écoles de pilotage

- Avec la collaboration de Dave Parent