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Compensation pour son arrestation: Guy Lafleur perd sa cause en Cour d’appel

Guy Lafleur
Photo d'archives, Agence QMI Guy Lafleur

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Le légendaire hockeyeur Guy Lafleur a essuyé un nouveau revers dans sa quête d'un dédommagement pour son arrestation à la suite de ses témoignages en cour en faveur de son fils.

«La cour rejette l’appel», concluent trois juges du plus haut tribunal de la province dans une décision rendue vendredi.

À moins qu’il ne tente de saisir la Cour suprême, le «démon blond» peut donc mettre une croix sur les 2 millions $ qu’il réclamait à l’État et à la police, pour son arrestation qui remonte à 2008.

À l’époque, Guy Lafleur avait témoigné en faveur de son fils Mark, dans un procès criminel. Sauf que la Couronne avait estimé que l’ex-hockeyeur avait rendu des témoignages contradictoires.

Un mandat d’arrestation avait été lancé contre Guy Lafleur, qui avait finalement été acquitté en Cour d’appel.

«Trip de femmes»

L’ancienne vedette du Canadien de Montréal estimait toutefois avoir été victime d’un «trip de femmes» qui voulaient «le passer au cash».

Il tirait cette conclusion puisque les procureures et policières dans cette affaire étaient des femmes.

Lors du procès en cour civile, Lafleur avait dit s’être senti humilié par l’arrestation et la fouille au poste de police. Il avait aussi juré avoir perdu des commandites.

Pas d’abus

La Cour supérieure avait toutefois débouté Guy Lafleur, en concluant que les actrices dans ce dossier n’avaient commis aucune faute pouvant justifier quelconque dommage, et qu’il n’y avait eu aucun abus. Et elle a eu raison de le faire, a confirmé la Cour d’appel du Québec.

«Rappelons que le juge de première instance a conclu à l’absence d’intention malveillante dans la conduite [de la procureure], conclusion qui n’est pas remise en question par [l’appel], peut-on lire dans la décision. Dès lors, le juge ne pouvait conclure à la responsabilité de cette dernière.»

Les juges de la Cour d’appel ajoutent que le juge en première instance a bien agi en concluant que la policière a adopté une conduite raisonnable envers le «démon blond».

«Encore une fois, il s’agit là d’un constat qu’il pouvait raisonnablement tirer de la preuve et [Guy Lafleur] ne démontre pas la présence d’une erreur», indique la décision de six pages.