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24 Davids pour changer le monde

La réalisatrice Céline Baril, accompagnée de son preneur de son et de son caméraman pendant le tournage de <i>24 Davids</i>.
Photo courtoisie La réalisatrice Céline Baril, accompagnée de son preneur de son et de son caméraman pendant le tournage de 24 Davids.

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Qui aurait cru qu’il était possible de réunir dans le même film un DJ de Bogota, un activiste américain, un cosmologue ontarien et un ornithologue urbain de Londres ? C’est pourtant ce que réussit à faire la réalisatrice Céline Baril avec son documentaire 24 Davids.

Dans ce film produit par l’Office national du film (ONF) et tourné sur trois continents, la réalisatrice québécoise Céline Baril (La théorie du tout) donne la parole à 24 protagonistes qui n’ont rien en commun à part le fait qu’ils s’appellent tous David et qu’ils ont chacun leurs idées pour réinventer le monde.

« L’idée de départ du film était de rendre compte des grands changements et bouleversements du monde », explique­­­ Céline Baril en entrevue au Journal.

Idée audacieuse

« Je n’avais pas d’angle précis à part le fait que je voulais rencontrer des gens de plusieurs continents et villes pour discuter des choix qu’ils font pour essayer de changer le monde. Ce n’est que par la suite que m’est venue l’idée de faire un film avec des gens qui partagent tous le même prénom. C’est une idée folle, un peu casse-gueule, et je ne savais pas trop où ça pouvait m’amener. Mais j’ai décidé de me lancer quand même. »

Céline Baril s’est alors mise à la recherche de personnes prénommées David qui auraient des idées intéressantes à partager. La réalisatrice et sa petite équipe de tournage ont d’abord pu rencontrer l’activiste américain David Bollier qui était de passage à Montréal, pour ensuite se diriger vers le Mexique, la Colombie, le Togo, le Ghana, la France et l’Angleterre pour discuter avec d’autres David qui rêvent de changer le monde : des physiciens du Québec, un animateur de radio du Ghana, un petit garçon des favelas de Medellín, entre autres.

« Le hasard et la chance nous ont souri, relate la documentariste. On voulait parler des problèmes d’eau à Mexico et on a trouvé David Vargas qui a créé un système de captation de l’eau de pluie. On a cherché quelqu’un à Medellín et on est tombés sur un David Escobar. Cette contrainte insolite et ludique de rencontrer seulement des David m’a finalement amenée à faire des rencontres que je n’aurais jamais faites, sinon.

« Mais pour moi, tous ces David n’en forment qu’un. Chacun est une particule de ce qui se vit maintenant dans le monde. C’est de cette façon que je veux que les gens voient le film. Ce n’est pas un documentaire militant. C’est plutôt un laboratoire poétique et politique. »


Le documentaire 24 Davids prend l’affiche vendredi à la Cinémathèque québécoise.