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8 choses à savoir sur la solitude

8 choses à savoir sur la solitude
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Pratiquement tout ce qui existe peut être envisagé comme heureux ou malheureux. Ça dépend souvent de la dose. On n’a qu’à penser à un bon verre de vin par rapport à une soirée arrosée entre amis ; l’un fait plaisir aux papilles et à l’humeur, l’autre ennuie parfois nos proches et notre foie. C’est la même chose avec la solitude : mesurée et choisie, elle régénère, en excès et obligée, elle fait souffrir.

1. Un ministère de la Solitude.

Depuis le 18 janvier, on en entend parler dans les médias, la première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a créé un ministère de la Solitude, « a ministry for loneliness ». « Pour beaucoup trop de gens, l’isolement est une triste réalité de la vie actuelle », a-t-elle déclaré.

2. Trop de solitude.

C’est à la suite d’une commission d’enquête que les Britanniques ont pris conscience que la solitude affecte gravement leur société. Selon l’enquête, 9 millions de personnes (sur une population de 65 millions) se sentiraient « souvent ou toujours isolées ». Qui sont les gens touchés ? Les personnes âgées, celles qui donnent des soins, les gens en deuil, les nouveaux parents, les nouveaux arrivants, les personnes ayant un handicap... Lors de cette enquête, 200 000 personnes âgées ont déclaré ne pas avoir eu de conversation avec un ami ou un proche depuis plus d’un mois.

3. Nous.

En 2030, 25 % des Québécois auront plus de 65 ans. Il faut « discipliner la solitude », disait Mme Kouchnire, en entrevue à l’émission Banc public (épisode 21). Autrement, la dépression se pointe rapidement. En 2016, un aîné sur deux de 75 ans et plus vivait avec moins de 20 000 $ par année. C’est peu. On sait que la vie sociale est moins active quand on a peu de moyens.

4. Un autre son de cloche.

En 2016, 33 % des gens vivaient seuls au Québec. Bien sûr, parmi ces gens, beaucoup le font par choix et en sont contents. De plus, même si l’on ne vit pas seul, bien des gens (dont je suis) aiment la solitude et se réjouissent de ces petits moments grappillés ici et là que la vie accepte parfois de leur accorder. N’oublions pas que la solitude est également une occasion de se ressourcer, de se reposer et d’avoir de nouvelles idées.

5. Une tendance.

La solitude est même à la mode cette année. De nos jours, les compagnies notent, établissent et divulguent les grandes tendances sociales. Elles aiment connaître nos habitudes pour guider les annonceurs et leurs clients, mais on y a un peu accès. La compagnie Adobe, qui a suivi nos « conversations visuelles », nos échanges et nos intérêts au cours des derniers mois, a remarqué que les illustrations et photos que nous aimons ces temps-ci en sont de « silence et solitude ».

6. Ce que nous aimons.

Les images suivantes sont particulièrement « likées » et téléchargées : une fille se faisant un selfie dans une barque au milieu d’un immense lac entouré de hautes montagnes, un homme debout en haut d’une montagne qui regarde vers le ciel, un enfant qui dort paisiblement, une tente perdue en Alaska sous une pleine lune hâlée dans un décor de nuit, une île déserte, une plage déserte...

7. Ce qui nous manque.

Ce qu’on recherche par ces images, disent les analystes, c’est la paix intérieure, le repos, le calme, le réconfort, le répit, la nature. En fait, les gens actifs sur le web ont besoin de ralentir. Chaque jour, on passerait environ cinq heures sur notre téléphone et dix heures devant un écran (cell, ordi, télé). Une personne qui travaille dans un bureau serait interrompue en moyenne toutes les 11 minutes, et elle retrouverait sa concentration 25 minutes après ladite interruption. Cherchez l’erreur ! C’est pour cela que les images qui dégagent la paix sont populaires.

8. Faire cohabiter des besoins opposés.

La solitude et la tranquillité sont un luxe pour certains, tandis qu’elles sont un fardeau pour d’autres. Quand on passe sa journée tout seul, on est bien content de pouvoir enfin parler avec quelqu’un. Quand on est très actif, on se réjouit de ces petites oasis de silence, de paix et même de vide. Il n’est pas facile de faire cohabiter ces besoins divergents.


► L’organisme Les Petits Frères offre de l’aide et des activités aux personnes de 75 ans et plus. Avis aussi aux personnes qui souhaitent aider en donnant ou en devenant bénévoles. Tél. : 514 527-8653.

Sources: « 17 Trends Facebook Think Will Go Mainstream in 2018 », www.popsugar.com, « Through the World’s Eyes: The 2018 Visual Trend Forecast from Adobe Stock », www.adobe.com, « Digital Design Trends to Watch in 2018 », adobe.com