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Complicité et intérêts communs

Claude Julien et Marc Bergevin doivent être sur la même longueur d’onde.
Photo d'archive Pierre-Paul Poulin Claude Julien et Marc Bergevin doivent être sur la même longueur d’onde.

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Intéressant cet article publié cette semaine dans un magazine spécialisé dans le domaine du sport alors qu’on fait un parallèle entre les talents d’entraîneur-chef de Bill Belichick et le jugement du directeur général des Patriots de la Nouvelle-Angleterre qui, en l’occurrence, est Bill Belichick.

On peut imaginer qu’il n’y a pas trop de discussions entre les deux décideurs. Belichick décide et Belichick passe aux actes. D’ailleurs, dans le guide de presse des Patriots, ne cherchez pas l’identité du directeur général, il n’y en a pas.

Sauf que Belichick a su s’entourer de personnes qualifiées, des entraîneurs et des recruteurs conscients de la philosophie de l’organisation.

Quand arrive la période des transactions ou quand Belichick veut apporter les changements aux effectifs, il consulte, il questionne, il demande des analyses détaillées, puis il prend une décision.

La situation des Patriots est particulière puisqu’il s’agit d’un one-man-show.

L’influence de Babcock

Si on veut faire un parallèle avec une organisation comme celle du Canadien, il y a un décideur : Marc Bergevin. Mais quand arrive une période aussi importante que celle où les équipes sont ou bien en mode vente ou en mode achat, Claude Julien a-t-il un droit de regard sur les changements chez les effectifs ?

À Toronto, on sait très bien que Mike Babcock, en raison de son statut avec les Maple Leafs, participe à toutes les discussions. Son expertise est incontournable. En fin de compte, ce sont Lou Lamoriello et Brendan Shanahan qui tranchent le débat, mais on peut être assuré que Babcock aura largement contribué aux discussions et qu’il ne sera pas déçu de la décision prise par l’exécutif de l’équipe.

Dans le contexte actuel chez le Canadien, Claude Julien se retrouve derrière le banc d’une équipe très ordinaire. Les prochaines semaines et les prochains mois seront déterminants pour l’organisation.

Quelle direction prendra-t-on ?

L’entraîneur et le directeur général sont-ils sur la même longueur d’onde ? Ou encore, est-ce que les recommandations de Rick Dudley ont préséance sur l’analyse et le jugement de l’entraîneur quand il s’agit d’un joueur de la Ligue nationale ?

Écartons tout de suite le double rôle d’entraîneur et de directeur général. Ça fonctionne peut-être pour Bill Belichick en raison de la structure salariale qui prévaut dans la NFL, mais au hockey, il est impossible de cumuler les deux fonctions.

Les mêmes pouvoirs

Par contre, avec une entente de cinq ans à raison de 5 millions $ par saison, Julien devrait avoir les mêmes pouvoirs que Babcock à Toronto.

Peut-être les a-t-il, ces pouvoirs, bien que dans ses définitions de tâche, lors de son embauche, on n’a pas laissé miroiter qu’il aurait un impact important sur les décisions relativement à la gestion quotidienne de la formation.

Sauf que le propriétaire du Tricolore, Geoff Molson, doit s’assurer que tout son monde sera au même diapason ; que le directeur général et l’entraîneur auront les mêmes évaluations et les mêmes idées pour faire oublier cette saison marquée par un constat d’échec à tous les plans, que ce soit sur la surface de jeu ou encore dans les bureaux administratifs.

Éviter l’improvisation

Que pour remettre l’organisation sur les rails, il faudra un travail bien planifié, avec un modèle d’affaires réfléchi, qu’on ne peut plus laisser place à l’improvisation, comme ç’a été le cas l’été dernier.

Pour les penseurs de l’organisation, il y aura de nombreux obstacles à contourner. On a beau avoir un compte de banque bien garni, qui, parmi les joueurs autonomes sans restriction, sera intéressé à débarquer au Centre Bell ?

Sur le plan du recrutement, a-t-on le bon personnel en place ?

Mais le plus important demeure la relation entre Julien et Bergevin.

À la condition que les deux hommes n’aient pas perdu la confiance des administrateurs.

À cet égard, c’est Geoff Molson qui possède la réponse.