/travel/destinations
Navigation

Découvrir Cuba à vélo

Rouler dans une végétation luxuriante.
Photo courtoisie, Jacques Lanctôt Rouler dans une végétation luxuriante.

Coup d'oeil sur cet article

De plus en plus de touristes veulent sortir des sentiers battus et se permettent de nouvelles façons de découvrir et connaître Cuba, la plus grande île des Caraïbes. Le vélo fait partie de cette nouvelle façon de se coller aux paysages et aux gens qui les habitent, ce que nous ne pouvons pas faire lorsque nous voyageons en automobile ou en autocar touristique.

Luc Godbout et Maryse Lauzon, propriétaires de Vélo Station à Valleyfield (www.facebook.com/VeloStation/), organisent depuis sept ans des groupes de dix, vingt ou trente cyclistes qui partent ainsi à l’aventure, principalement dans la région de Cienfuegos et de Trinidad, en passant par les montagnes de l’Escambray. Quinze jours au cours desquels les voyageurs ont tout le loisir de fraterniser avec la population locale, de manger les produits régionaux et de rouler dans des décors féériques, où la végétation luxuriante constitue la plus belle des récompenses.

Les deux gentils organisateurs ont eu un réel coup de foudre pour ce pays et ont développé des liens d’amitié avec la population de Trinidad, cette ville inscrite au patrimoine de l’UNESCO, fondée en 1514 et située près de la mer des Caraïbes. À tel point qu’ils ont encouragé un ami cubain à ouvrir une sorte de succursale de leur Vélo Station campivallensienne, où on offre différents services de réparation de bicyclette.

Les gentils organisateurs Maryse et Luc.
Photo courtoisie, Jacques Lanctôt
Les gentils organisateurs Maryse et Luc.

Les départs ont lieu généralement en novembre. Moyennant un forfait des plus abordable, Maryse et Luc prennent en charge tous vos besoins, hébergement, nourriture, boissons, accompagnement et dépaysement.

Vous n’avez qu’à apporter votre vélo, votre maillot, de la crème solaire et votre brosse à dents. J’exagère, mais à peine. Au départ, les deux organisateurs s’occupent de démonter vos vélos et de les mettre en boîte pour le transport dans la soute à bagages de l’avion. À l’arrivée, ils remonteront vos vélos et garderont les boîtes pour le retour à Montréal.

Simplement ressourçant

On arrive à l’aéroport de Santa Clara, au centre de l’île, où un autobus vous conduira, à travers des paysages à couper le souffle, à votre point de chute, tandis qu’un autre se chargera de vos bécanes et bagages. Vous serez hébergés à Guajimico, un petit village de pêcheurs près de Trinidad peu connu des circuits touristiques, dans des bungalows confortables, en bordure de la mer des Caraïbes, beaucoup plus chaude et calme que la mer Atlantique, au nord.

L’aventure commence le lendemain, lorsque tous vos problèmes et le stress seront loin derrière vous. Car on va à Cuba également pour se libérer, ne serait-ce que temporairement, du stress qui nous assaille quotidiennement. Ici, on peut même parler de ressourcement, au milieu d’une nature luxuriante et de gens simples et généreux.

Rouler dans une végétation luxuriante.
Photo courtoisie, Jacques Lanctôt

Les randonnées, en terrain plat et en montagne (avec des montées pouvant atteindre 21 %), oscillent entre 60 et 90 kilomètres par jour.

Vous êtes un retardataire, vous peinez à suivre le peloton, vous avez besoin d’une pause ou vous avez tout bêtement un problème de mécanique ? Pas de problème, une Chevrolet 1958 vous suit et le mécanicien réglera tous vos problèmes.

On propose également des balades à cheval, des baignades dans des chutes ou des calanques, des excursions en catamaran et en chaloupe, de la plongée sous-marine dans des eaux cristallines, des visites de grottes, des dégustations de fruits introuvables ici.

Attention, au retour, vous ne verrez plus jamais la vie de la même façon. Il y a un danger d’accoutumance et vous voudrez revenir au plus vite, peut-être par vous-même cette fois.