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La retraite la ramène à la photo

Brigitte Gagnon publie chaque jour au moins une photo sur Instagram avec son cellulaire.
Photo Stéphanie Gendron Brigitte Gagnon publie chaque jour au moins une photo sur Instagram avec son cellulaire.

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SAINT-ROCH-DES-AULNAIES | Après avoir mis sa passion pour la photo de côté pour subvenir aux besoins de sa famille en travaillant pour Bell Canada, une femme nouvellement retraitée est retournée en région et laisse libre cours à son amour de la photographie.

Brigitte Gagnon a reçu sa première caméra en plastique avec un film 125 mm alors qu’elle était toute jeune.

C’était le début de son histoire d’amour avec la photo. Elle a étudié les Arts visuels au cégep et occupé un emploi à la boutique de sculptures de son père à Saint-Roch-des-Aulnaies, près de La Pocatière, jusqu’à son entrée à l’université. Elle a exposé ensuite ses œuvres dans différentes villes du Québec.

 Photo prise par Mme Gagnon au belvédère de Saint-Roch-des-Aulnaies
Photo courtoisie Brigitte Gagnon
Photo prise par Mme Gagnon au belvédère de Saint-Roch-des-Aulnaies

Puis, elle a fondé sa famille avec son mari Jean-Pierre Marchand, qui travaille aussi dans les arts visuels à Trois-Rivières. Ils ont mis sur pied une compagnie de produits holographiques, Ibou inc., où Brigitte Gagnon s’occupait surtout de la distribution et de la gestion. « Disons que c’est à ce moment que mon côté artiste a commencé à être mis de côté », dit-elle.

Sécurité financière

Au début des années 1990, la demande a diminué et le couple a fermé boutique. Pour offrir la stabilité financière à sa famille, elle a cherché la sécurité d’emploi et a commencé à travailler en marketing chez Bell Canada, d’abord à Trois-Rivières, puis rapidement à Québec. Les fils du couple ont alors 14 ans (Guillaume), 10 ans (Mathieu) et 8 ans (Justin).

À l’époque, elle n’aurait pas pu vivre de la photographie et comme les deux membres du couple œuvraient en arts visuels, elle savait que l’un d’eux devait faire vivre la famille.

« Mes enfants m’ont demandé une fois si j’avais mis ma carrière de photographe de côté pour eux, mais non. C’est extraordinaire et gratifiant de donner la sécurité à sa famille », dit Brigitte Gagnon.

Si elle s’adonnait un peu à la photo ici et là durant sa vie professionnelle, elle rêvait du jour où, à la retraite, elle pourrait se consacrer à la photographie comme avant. « Quand je fais de la photo, c’est comme si je faisais du yoga. Le temps s’arrête, je peux rater un rendez-vous sans m’en rendre compte », image-t-elle.

L’appel de la photo

Elle a décidé de prendre sa retraite le 1er août 2017 à l’âge de 64 ans.

« C’est sûr que les chiffres c’est un stress, j’avais un bon salaire chez Bell, je n’avais pas cumulé toutes les heures pour une retraite pleine, donc ça change beaucoup le chèque de paye », remarque la nouvelle retraitée qui prévoit garder un petit boulot à temps partiel.

Comment elle a planifié sa retraite

  • N’ayant pas la pleine retraite de Bell Canada, Brigitte Gagnon prévoit conserver un petit boulot pendant l’été ou à temps partiel pour répondre à ses besoins financiers de retraitée, mais aussi pour garder le contact avec les gens.
  • Elle s’est installée dans son village natal, Saint-Roch-des-Aulnaies, où le coût de la vie n’est pas très élevé.
  • Son mari travaille toujours à titre de travailleur autonome en arts visuels dans la région de Trois-Rivières. Il partage son temps entre la maison à Trois-Rivières et celle à Saint-Roch-des-Aulnaies

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