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Le disque de Milk & Bone n’est pas une déception

Aussi en critiques: Migos, Awolnation, Galaxie et Hubert Lenoir!

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Milk & Bone - Deception Bay

★★★★

Trois ans et moult accolades plus tard, le duo électro pop local fait face, bien malgré lui, à des attentes quasi incommensurables en livrant cette suite au plébiscité Little Mourning paru en 2015.

Fort heureusement pour le duo — et ses fans — Deception Bay est aux antipodes du bide. Mine de rien, avec ce second LP, Milk & Bone relève bien des défis.

Parmi ces défis...

Notons tout d’abord que Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne se distinguent (à nouveau !) au sein d’un genre hyper chargé autant ici qu’ailleurs. Si les inclinaisons musicales du duo font écho à celles de Japanese Breakfast, voire de Mozart’s Sister, ses pièces, elles, demeurent indépendantes. Bref, la « griffe » Milk & Bone (harmonies relevées, mélodies vaporeuses, pop, mais aussi étriquées) s’impose déjà.

Aussi, malgré le « buzz » entourant le projet (bien qu’accessoire à ce disque, notons que Bon Look s’est associé à la paire pour une collection de lunettes), les musiciennes ne font pas dans la facilité qu’on associe habituellement à la publicité, voire au succès populaire. Deception Bay s’ouvre, par exemple, sur Set In Stone, une pièce-fleuve de plus de cinq minutes. Mieux encore, ce morceau de bravoure est justifié en donnant le ton à un album qui tient davantage de la combustion lente que du feu de paille.

Là pour rester

Si Milk & Bone pourrait (on note le conditionnel !) rebuter certaines « vieilles âmes » par ses textes bien ancrés dans son époque, Deception Bay demeure tout de même un petit bijou qui vient, par la bande, confirmer que le succès du projet n’était pas un coup de chance.

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Hubert Lenoir - Darlène

★★★

Membre du groupe pop rock québécois The Seasons, Hubert Chiasson devient Lenoir pour ce projet solo, premier volet d’un triptyque collaboratif également lié à un roman ainsi qu’à un film à venir.

Côté musique, Lenoir se détache de son quatuor en optant pour une facture sonore plus éclatée et guillerette. Les fans de Brit pop sixties et, surtout, d’Elton John à ses débuts devraient tendre l’oreille.

Darlène n’a donc rien de très révolutionnaire (pour le moment), mais ça demeure très sympathique.

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Migos - Culture II

★★★

En janvier 2017, le trio s’imposait auprès du grand public avec Bad and Boujee, un hit viral tiré de son second album Culture.

En janvier 2018, les rappeurs Quavo, Takeoff et Offset reviennent à la charge avec un album épique (24 pièces !) et — forcément — qui s’essouffle par moments. Malgré les invités de marque (dont Drake, Nicki Minaj et Kanye West), le projet propose du réchauffé, autant du côté des rimes que des rythmiques.

Satisfaisant, mais on s’attendrait à plus en terme de qualité, pas de quantité.

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Awolnation - Here Comes The Runt

★½

Triste à dire, mais la meilleure pièce de ce troisième disque du fameux combo pop électro est son introduction (et Jealous Buffoon si on presse le citron).

S’en suit ensuite une lourde impression de déjà entendu et la déflagration de pétards diablement mouillés.

Aussi à noter: Miracle Man, une pièce qui vient de se glisser très haut dans mon palmarès de chansons insupportables.

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Coup de coeur: Galaxie - Super Lynx Deluxe

★★★ ½

Près de trois années après la parution de Zulu, Olivier Langevin et l’équipage Galaxie y vont d’un quatrième album combinant, encore une fois, stoner rock, éléments électros crinqués à 11, et noms de gros minous.

Au-delà du titre faisant, consciemment ou non, référence directe à Tigre et diesel (2011), Super Lynx Deluxe s’avère toutefois plus éclaté (et même ancré dans le rap old school par moments, tant l’échantillonnage y est présent).

On demeure donc en terrain connu, mais on explore davantage. Tant mieux!