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Le professeur de l’Université McGill a été accusé

Université McGill
Photo d'archives

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Le professeur de l’Université McGill à Montréal qui était soupçonné d’avoir participé au vol d’une technologie américaine au profit de la Chine a finalement été accusé jeudi à Los Angeles par un grand jury fédéral.

On reproche à Ishiang Shih d’avoir conspiré afin de violer l’International Emergency Economic Powers Act.

Plus tôt en janvier, le frère du chercheur, Yi-Chi Shih, et un autre complice avaient été arrêtés par le FBI par rapport à un présumé stratagème visant à obtenir illégalement des technologies et des circuits intégrés militaires qui avaient été exportés vers une entreprise chinoise.

Si la technologie venait à être obtenue et copiée, elle « compromettrait les intérêts commerciaux américains », selon la justice américaine. On ajoute que ces « informations très sensibles » bénéficieraient également à des adversaires étrangers qui souhaiteraient « développer des applications militaires qui seraient néfastes à notre sécurité nationale ».

Analyses à McGill

Les échantillons ont été envoyés à Chengdu, en Chine, à une entreprise liée au frère du chercheur montréalais. Elle se trouve sur la liste noire du département du Commerce américain en raison de son « implication dans la fourniture de matériaux et technologies pour utilisation militaire non autorisée en Chine ».

Selon des documents consultés par La Presse, le professeur aurait utilisé son laboratoire à McGill afin d’analyser ces échantillons de circuits intégrés américains qu’il aurait reçus.

Le FBI estime qu’Ishiang Shih semble bien connaître les lois à propos de cette technologie, parce qu’il a envoyé à son frère des indications sur les usages militaires ainsi que les lois qui empêchent son exportation.

La Gendarmerie royale du Canada avait perquisitionné une résidence à Brossard que possède le professeur à la demande du FBI, en janvier.

Avec Axel Marchand-Lamothe