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Le rêve, mieux ou pire que la réalité?

Le rêve, mieux ou pire que la réalité?
Photo fotolia

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Le romancier et scénariste Mikaël Archambault s’est transposé dans la peau d’une rêveuse dont la vie amoureuse est au point mort pour écrire une comédie romantique vraiment irrésistible : L’homme de ses rêves.

Alice, son héroïne, trouve sa vie vraiment plate. Elle travaille dans un dépanneur tout en rêvant de terminer un scénario et se morfond, car elle n’a pas de chum.

Une nuit, elle rêve de l’homme « idéal ». La nuit suivante aussi. Et les autres. Jusqu’à ce que la frontière entre le rêve et la réalité devienne bien mince et qu’elle tombe amoureuse de Nico, l’homme qu’elle voit en rêve et qui lui semble de plus en plus réel.

Lors d’un souper de famille, elle fait le pari de leur présenter... et se voit contrainte de partir à sa recherche. Comment retrouver ce mystérieux amant ? Existe-t-il vraiment ?

Mikaël Archambault, en entrevue, explique qu’il a vraiment rêvé à une situation semblable et c’est ce qui a fait naître son premier roman. En un avant-midi, il a jeté les bases de son roman­­­, constaté que la structure se tenait, puis a réalisé que c’était une comédie romantique.

Il a décidé de se lancer. « J’aime toutes les bonnes histoires. C’est venu naturellement. Je voyais très bien Alice, dans ma tête, et je me suis inspiré de femmes de mon entourage, en allant chercher des traits un peu partout. »

Chick-lit

Mikaël est à l’aise avec l’étiquette de « chick-lit » qu’on peut accoler à sa comédie romantique – un genre la plupart du temps travaillé par des femmes plutôt que des hommes.

« En écrivant, je me suis aperçu que c’était le genre auquel ça convenait le mieux », ajoute-t-il. Il s’est lancé dans la lecture des classiques du genre, comme les oeuvres de Raphaëlle Germain et Sophie Kinsella.

« Je me suis inspiré de ce genre que je connaissais de nom, mais que je ne connaissais pas vraiment en profondeur. J’en ai lu beaucoup, et j’imagine que ça teinte quand même le résultat. »

Le rêve, mieux ou pire que la réalité?
Photo courtoisie

 

Personnages caricaturaux

Mikaël, scénariste pour la télévision et auteur pour différents humoristes, dont Rachid Badouri et Billy Tellier, dit qu’il a l’habitude de se mettre dans la peau de différentes personnes. Un talent qu’il a mis à profit pour créer des personnages caricaturaux, très typés, pour ce roman.

« J’essaie de trouver des personnages qui ont de beaux contrastes. Quand il y a un ton fort, des répliques très punchées, on dirait que le personnage est typé, et que ça sort naturellement. Il a son langage à lui, sa couleur, sa façon de penser. »

Il ne manque pas de se moquer des travers de l’un et de l’autre, à travers son histoire. Sans vouloir dévoiler les points forts de l’histoire, disons que Nico, l’homme « de rêve », perd des plumes en cours de route.

« Aujourd’hui, les gens sont en quête de l’homme idéal ou de la femme idéale, à travers des critères très précis. On a vraiment de grosses attentes et ces personnages sont un peu la réponse à ces attentes irréalistes qu’on se met quand on veut rencontrer quelqu’un : même si la personne répond à toutes les attentes qu’on avait sur ​papier, des fois, ces attentes se retournent contre nous. »

Chez l’homme rêvé par Alice, en apparence parfait, il y a peut-être des failles. « On s’aperçoit que la perfection, ce n’est peut-être pas aussi l’fun que ça. Elle peut même, parfois, être assez risible ! » dit l’auteur. Aussi place-t-il dans le roman l’opposé de cet homme de rêve, un Carol parfaitement imparfait. « Au final, ce sont les défauts qui rendent les gens attachants, sympathiques et drôles. »

  • En librairie le 8 février.
  • Mikaël Archambault est auteur dans le domaine de l’humour, scénariste à la télévision et scripteur pour de nombreux artistes.
l’homme de ses rêves
Mikael Archambault, 
Éditions Hurtubise,  296  pages
Photo courtoisie
l’homme de ses rêves Mikael Archambault, Éditions Hurtubise, 296 pages