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10 secrets sur l’hôtel de ville de Montréal

Bloc hôtel de ville de Montréal
Photo Agence QMI / Archives

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D’Honoré Beaugrand à Valérie Plante en passant par Jean Drapeau, l’hôtel de ville de Montréal cache plusieurs mystères qui ont su résister au passage des maires et du temps. Voici quelques-uns de ses secrets les mieux gardés depuis sa création en 1833.1. Une horloge réglée au quart de tour

Bloc hôtel de ville de Montréal
SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

 

Un horloger vient une fois par an régler l’heure de l’horloge de l’hôtel de ville, qui trône sur la façade avant du bâtiment, et celle de la tour de l’Horloge dans le Vieux-Port. Pour ajuster l’appareil à partir de l’intérieur, il doit se rendre dans une... cafétéria au 4e étage!

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

Chose rare, l’horloge a été arrêtée le 12 janvier 2018 à 16 h 53 pour marquer le 8e anniversaire du séisme en Haïti.

2. Deux chambres fortes pour les archives

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

 

Les archives de la Ville de Montréal sont conservées dans deux chambres fortes construites en 1919 et 1952 sous l’hôtel de ville. Près de 14 000 boîtes et 4,25 km de documents y sont classés par neuf employés. On y retrouve des textes, des films, des photographies, des plans de la métropole et des documents décisionnels. La plus vieille trouvaille est le contrat de mariage d’un membre de la noblesse française datant de 1512.

3. Bouton panique sous les voûtes

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

 

Les employés qui travaillent aux archives doivent porter en tout temps au cou un bouton panique relié à la sécurité, confie Suzanne Matthieu, archiviste pour la Ville de Montréal. Les chambres fortes, conçues pour résister aux incendies et aux inondations et logées sous la terre, sont coupées de tout réseau cellulaire.

4. Un incendie a tout détruit

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COURTOISIE/ARCHIVES/VILLE DE MONTRÉAL

La localisation actuelle de l’hôtel de ville, sur la rue Notre-Dame, remonte à 1878. En 1922, un incendie de nature électrique a ravagé le bâtiment de style Second empire. Seuls les murs extérieurs et la première chambre forte d’archives ont résisté au passage du feu. Le nouvel hôtel de ville, de style Beaux-Arts cette fois, a été inauguré en 1926.

5. Le fameux balcon du général de Gaulle

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

Le 24 juillet 1967, le général Charles de Gaulle lance sur le balcon de l’hôtel de ville devant 15 000 personnes la célèbre phrase « Vive le Québec libre! » qui marquera l’histoire. Le balcon, fermé au public pendant une dizaine d’années avant d’ouvrir de nouveau pour le 375e anniversaire de Montréal, est relié au bureau de la vice-présidente du comité exécutif, Magda Popeanu.

6. Pas le droit de dire « patate »

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

 

Une centaine de mots n’ont pas le droit d’être prononcés par les élus lors des séances du conseil municipal. Il est interdit de dire des mots comme « stupide » et « complot », jugés injurieux, mais aussi « patate ». Le terme était utilisé à l’époque pour se moquer des immigrants irlandais, considérés de classe inférieure et travaillant dans les champs de patates. C’est la présidente du conseil municipal, Cathy Wong, qui peut décider de bannir ou non des mots.

7. Les balcons interdits aux Montréalais

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

 

La salle du conseil, où se tiennent une fois par mois les séances du conseil municipal, possède deux balcons accessibles aux employés de la Ville et aux journalistes, mais pas aux Montréalais. Des résidents mécontents ont déjà lancé des déchets sur la tête des élus dans le passé et on ne veut plus reproduire ce genre d’incident.

8. Des visiteurs célèbres

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COURTOISIE/ARCHIVES/VILLE DE MONTRÉAL

 

L’hôtel de ville a accueilli depuis sa création plusieurs visiteurs célèbres dont Édith Piaf (1955), la reine Élisabeth II (1959), Nelson Mandela (1990) et le Dalaï-lama (1993). Sur la photo, on voit au centre le joueur Maurice Richard, venu fêter en 1954 son 400e but dans la Ligue nationale de hockey. À l’époque, les joueurs du Canadien de Montréal venaient parfois à l’hôtel de ville célébrer leurs victoires sur la glace.

9. Une œuvre photographique unique

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

 

Les archives de la Ville ont acquis récemment une œuvre unique du photographe montréalais William Notman, où l’on voit une représentation du conseil municipal en 1885, avant l’incendie de 1922.

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

Au centre du collage se tient le maire de l’époque Honoré Beaugrand qui porte un collier d’apparat pour présider la séance. Aujourd’hui, ce collier est porté par les maires lors d’évènements traditionnels comme le défilé de la Saint-Patrick.

10. Un logo démystifié

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Courtoisie Ville de Montréal

 

Que signifie le fameux logo de rosace de Montréal? Le logo rouge, adopté en 1981 et modifié en 2003, évoque par sa forme quatre cœurs et les lettres V et M, en référence à « Ville de Montréal » et « Ville-Marie », le nom de l’arrondissement où se trouve l’hôtel de ville et le premier nom français donné à Montréal à sa fondation. Le tout forme un nénufar, plante aquatique qui rappelle que la métropole est une île, explique Marc-Olivier Dumervil, guide à l’hôtel de ville, où des visites guidées sont organisées.