/weekend
Navigation

Magiquement doués

<b><i>Cassandra Mittens et la touche divine</i></b><br />
Véronique Drouin<br />
Éditions Québec Amérique, 482 pages, dès 14 ans
Photo courtoisie Cassandra Mittens et la touche divine
Véronique Drouin
Éditions Québec Amérique, 482 pages, dès 14 ans

Coup d'oeil sur cet article

Lorsque la jeune Cassandra Mittens découvre que l’homme auquel elle est promise est malhonnête, elle s’enfuit du domicile familial et se retrouve démunie dans les rues de Montréal, alors qu’un dangereux criminel y sévit. Par chance, Cassandra a le don particulier de lire les pensées de quiconque croise son chemin.

Entre deux tempêtes de neige ou de verglas, ce roman à la fois surnaturel et historique est parfait pour s’évader du quotidien.

Surprises de taille

Bien que Cassandra Mittens soit présentée comme le personnage principal, son récit s’entremêle avec ceux de jeunes héros aux pouvoirs particuliers. Shane Flanagan, un boxeur et un policier irlandais capable d’endormir les gens par un simple toucher, est aussi captivant que Cassandra elle-même.

À Cassandra et Shane se joignent aussi Joséphine et Pierre, deux autres personnages aux pouvoirs fascinants. La première sait manier les couteaux comme personne d’autre et le second n’est peut-être pas tout à fait humain : il est un curieux mélange entre un homme et un arbre !

Ce qui est magique avec ce bouquin – puisqu’ils ont tous la touche divine, après tout –, c’est la sensation que chaque personnage nous réserve une surprise de taille au cours des 1001 péripéties savamment mises en place par l’auteure. La rencontre entre tous ces personnages est magnifiquement bien pensée, tout comme la façon dont les forces des uns peuvent aider à vaincre les faiblesses des autres. Mais surtout, la touche d’espoir présente dans ce roman, ce beau message que c’est correct d’être différent dans la vie et qu’il faut célébrer ces différences (pouvoirs spéciaux ou pas, non), fait vraiment du bien.

Original et unique

Évidemment, comme tout roman qui nous transporte dans une période du passé – 1891-1892 en ce qui nous concerne –, on peut parfois avoir l’impression de se faire engloutir par une foule de détails contextuels et historiques ainsi que de longues descriptions de lieux. Par contre, dans le cas présent, c’est ce qui aide à faire bien saisir aux lecteurs l’atmosphère précise de Cassandra Mittens et la touche divine. Ces détails sont donc nécessaires et ne font qu’ajouter, chacun à sa manière, à la magie du récit.

Bref, cet ouvrage est franchement original et unique en son genre et il se doit de se retrouver entre toutes les mains, autant celles des adolescents que de leurs parents. Pourquoi pas ?

À lire aussi

Emma et Jacob : Du sirop pour les robots

Martine Latulippe, illustrations de Fabrice Boulanger<br />
Éditions Foulire, 50 pages, dès 6 ans
Photo courtoisie
Martine Latulippe, illustrations de Fabrice Boulanger
Éditions Foulire, 50 pages, dès 6 ans

Deux ravissantes nouveautés de la collection Emma et Jacob sont disponibles en librairie, dès maintenant. Le huitième tome, Des poissons pour la princesse, explore l’évènement du Poisson d’avril... à la période du Moyen Âge.

Mais, notre coup de cœur revient au neuvième volet, Du sirop pour les robots. À l’aube du temps de la tire d’érable et autres délices, ce charmant récit saura sucrer le bec des petits lecteurs ! On y retrouve d’ailleurs nos deux amis Emma et Jacob et, bien évidemment, leur grand-papa Jo qui leur raconte cette fois son incroyable visite à la cabane à sucre avec ses amis les robots. Avertissement : nous ne sommes pas responsables de l’envie de gourmandise que peut susciter la lecture du menu de ladite cabane à sucre. Vivement le mois de mars !

Thelma la licorne

Aaron Blabey<br />
Éditions Scholastic, 28 pages, pour les enfants de 3 à 8 ans
Photo courtoisie
Aaron Blabey
Éditions Scholastic, 28 pages, pour les enfants de 3 à 8 ans

Pyjama, étui de cellulaire, bijoux, pantoufles : à voir la foule d’objets à son image qui envahissent les boutiques, on sait que la licorne est plus que cool, depuis quelques années ! Mais justement, la licorne est-elle trop populaire ? Parvient-elle à rester elle-même avec la grosse dose d’adoration qu’elle reçoit de tous ?

L’estime et l’acceptation de soi sont deux des thématiques abordées avec une touche d’humour dans cet album aux splendides illustrations. On y fait la rencontre de Thelma, un poney dont le plus grand rêve est d’être une licorne. Mais, lorsque son souhait se réalise, à l’aide d’une carotte et d’une tonne de paillettes roses, elle découvre que l’important, dans la vie, est avant tout de s’aimer tel que l’on est.

Il y a un serpent dans mon école

David Williams, illustrations de Tony Ross<br />
Albin Michel Jeunesse, 32 pages, dès 4 ans
Photo courtoisie
David Williams, illustrations de Tony Ross
Albin Michel Jeunesse, 32 pages, dès 4 ans

Un petit récit léger et rigolo, comme on les aime pour l’heure du dodo ! Quoique celui-ci risque peut-être de faire faire de bien drôles de rêves aux enfants...

Aujourd’hui, M. Joyeux a invité tous les élèves de sa classe à se présenter avec leur animal de compagnie. C’est le compagnon de Miranda qui attire le plus l’attention, un python géant ! Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences, Gédéon le python est tout sauf méchant. Il adore la petite Miranda et s’amuse beaucoup avec elle. Bientôt, les autres enfants cessent d’avoir peur et se joignent à eux. Puis, la directrice débarque et elle ne voit pas du tout les choses du même œil...