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Un défi différent pour Charle Cournoyer

Charle Cournoyer
Photo d'archives Agence QMI, TOMA ICZKOVITS Charle Cournoyer

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Avec déjà une médaille olympique en poche, le Québécois Charle Cournoyer espère évidemment garnir davantage sa collection personnelle lors des Jeux de Pyeongchang. Derrière son large sourire, le patineur de Boucherville reconnaît toutefois qu’il fait face à un défi bien différent.

«À Sotchi, on s’attendait surtout à ce que je participe simplement aux Jeux olympiques et à ce que je prenne de l’expérience, a dit celui qui avait remporté le bronze à l’épreuve des 500 mètres. Cette année, la situation est différente. J’ai quatre ans de plus de compétitions dans mes jambes. Je suis un patineur différent, mais les patineurs des autres pays sont différents aussi.»

Selon Cournoyer, et l’opinion est partagée par l’ensemble de l’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste, le calibre n’a jamais été aussi relevé.

«Je pense qu’on vit les plus beaux moments du sport en courte piste avec beaucoup de pays qui sont compétitifs, a estimé Cournoyer. Si on regarde au relais, pour les quatre équipes dans chaque vague, il est difficile de prédire qui sera en finale. Je pense que ça démontre que la discipline est en plein développement.»

En vue des Jeux de Pyeongchang, l’athlète de 26 ans se dit néanmoins confiant de pouvoir grimper sur le podium avec ses coéquipiers au relais. Pour les épreuves individuelles, il n’aura toutefois que le 1000 mètres pour se faire valoir, à moins d’un changement de dernière minute.

«Idéalement, c’est sûr que j’aurais aimé participer aux trois distances individuelles (500 m, 1000 m et 1500 m), mais malheureusement mes performances sur le circuit de la Coupe du monde n’ont pas été assez bonnes, a-t-il avoué. Je comprends les décisions qui ont été prises. La déception est passée, je regarde en avant pour le 1000 mètres. Je suis prêt à l’affronter et à monter sur le podium si possible.»

Cournoyer croit en ses chances, même s’il ne fait pas nécessairement partie des grands favoris sur cette distance.

«Le patinage de vitesse courte piste, ça reste le courte piste, ce n’est pas nécessairement le plus fort ni le plus rapide qui gagne, c’est souvent le plus intelligent et le plus astucieux», a-t-il noté.

Une médaille toute propre

Si sa concentration sur les Jeux de Pyeongchang est entière, Cournoyer a bien voulu partager sa vision face à la situation des patineurs russes, dont certains demeurent exclus des compétitions olympiques.

C’est le cas notamment de Viktor Ahn qui, à Sotchi, avait remporté l’or au 500 mètres. Sa médaille de bronze pourrait-elle se transformer en argent éventuellement?

«Les répercussions sur le passé ne sont pas très claires, a indiqué Cournoyer, reconnaissant que la situation est présentement plutôt floue. Personnellement, je considère que j’ai gagné le bronze, il y a quatre ans. C’était et ça va demeurer un des plus beaux moments de ma carrière et c’est tout ce qui compte vraiment.»

«J’ai gagné le bronze, il y a quatre ans, c’est ça qui a compté, c’est ça mon histoire, a-t-il repris. Je suis content de ma médaille. Je suis fier. Qu’elle se transforme en argent, je serais peut-être même un peu déçu parce que moi, ma médaille de bronze, je l’ai bien conservée. Elle est belle. Elle est toute propre.»

Propre, dans tous les sens du terme.