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«La retraite? Je mourrais d’ennui!»

mark choko
Photo courtoisie Marc Choko
Pas tout à fait retraité

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Marc Choko n’a jamais pensé à la retraite... jusqu’à la retraite.

« Pas de plan, pas de stratégie. Je ne suis jamais allé à des réunions de stratégie ou de planification. »

À 65 ans, il a tout de même fait ce que doit : il a laissé son poste de professeur à l’école de design de l’UQÀM, où il enseignait depuis le début des années 1980.

Puis, il s’est assis à son bureau, à la maison, d’où il travaille depuis du lundi au vendredi, environ huit heures par jour, souvent plus. Au menu : préparation d’expositions, conférences, comités, rédaction de livres d’art, publications, charge de cours, expertises diverses et même un concours d’affiches pan-québécois avec une bourse à son nom en prime, pour ce spécialiste du design graphique. Et quand il a un tout petit peu de temps, il s’occupe de sa petite business d’importation de vins français.

La passion

« Je continue de faire ce que je faisais avant, les contraintes de cours en moins », dit Marc Choko, aujourd’hui âgé de 70 ans.

Et c’est le design graphiste qui le motive plus que tout.

« Je ne fais plus que ça. Le cours que j’enseigne est sur le design graphique, je fais des expos et des livres sur le design graphique. Bref, c’est la passion qui m’anime », dit celui qui a notamment publié sur Les habitations Jeanne-Mance, et La Cité-Jardin du tricentenaire, ainsi que le livre devenu référence, L’affiche au Québec.

« Depuis mes 16 ans, je collectionne les affiches. Ce hobby est devenu un monstre sympathique. »

« Je ne me trouve pas trop occupé. J’aime ce que je fais. Il y a des jobs que je fais qui sont payés, d’autres pas. J’ai juste envie de les faire. S’il y a de l’argent, tant mieux, sinon tant pis. »

Il demeure professeur émérite à l’UQÀM, et a donc « un lien à vie » avec l’institution. Pas question pour Marc Choko de ralentir, encore moins d’arrêter. « Je mourrais d‘ennui. »