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Un défi de taille pour Marie-Ève Dicaire

Marie-Ève Dicaire
Photo d'archives Sébastien St-Jean Marie-Ève Dicaire

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MONTRÉAL | Invaincue en 10 combats depuis ses débuts professionnels, la Québécoise Marie-Ève Dicaire fera face à son plus grand défi, dans tous les sens du terme, quand elle se mesurera à Katia Alvarino dans une dizaine de jours, au Casino de Montréal.

«Elle est plus grande que moi de plusieurs pouces, a ainsi mentionné Dicaire, en marge de ce combat prévu le 15 février. Ça va être très important pour moi de bien gérer ça. Dans ma carrière, j’ai toujours boxé des filles plus petites ou, à la limite, de la même grandeur. Là, j’ai été obligée de travailler sur les déplacements et sur les angles pour attaquer. Je dois adapter mon style pour que ce soit efficace.»

Dicaire (10-0-0, 0 K.-O.) et Alvarino (8-4-1, 3 K.-O.), laquelle mesure 5 pi 11 po, s’affronteront par ailleurs pour le titre NABF des super-mi-moyens. En gagnant, la Québécoise de 5 pi 7 po améliorerait considérablement ses chances d’affronter éventuellement, en tant qu’aspirante, la championne du WBC Ewa Piatkowska.

«En karaté, j’ai été plusieurs fois championne. Des trophées, des médailles, j’en ai à profusion. Mais là, c’est différent. Le titre NABF, c’est assez prestigieux et juste dire que je suis rendue à cette étape-là en tant que boxeuse, je trouve ça cool», a commenté Dicaire.

En ce qui concerne un futur combat de championnat du monde, la Québécoise de 31 ans ne veut pas trop y réfléchir pour l’instant.

«J’ai appris, au fil des années, avec mon expérience dans les arts martiaux que plus je pense au futur, plus j’hypothèque mes performances et je ne donne pas le 100% de moi-même, a-t-elle dit. Donc, je me concentre seulement sur mon prochain combat afin de demeurer dans le moment présent.»

Gérer son énergie

Dicaire n’en sera pas à son premier combat de 10 rounds. Elle avait aussi affronté Yamila Esther Reynoso dans une bataille aussi longue, en octobre, au Casino du Lac-Leamy, à Gatineau.

«C’est sûr qu’il y a une gestion d’énergie qui est un peu différente, surtout quand on fait face à une boxeuse qui fonce. Dans le cas de Reynoso, elle m’avait mis de la pression. Une fois au septième round, on a dû réajuster la stratégie. Moi, je suis une boxeuse qui aime l’action, qui aime provoquer et qui déteste quand ça tombe en temps mort. D’être tout le temps dans le tapis comme ça, je me suis rendue compte que je ne pouvais pas nécessairement faire ça.»

Voilà un autre aspect que Dicaire devra aussi gérer contre Alvarino. Ce combat sera présenté en sous-carte du gala où, en finale, Steve Bossé fera ses débuts en boxe professionnelle contre Julio Cuellar Cabrera (12-6-0, 11 K.-O.).

 

Aucun K.-O. : pas de problème

La Québécoise Marie-Ève Dicaire ne s’en fait pas trop avec le fait de n’avoir aucun K.-O. à sa fiche, malgré ses 10 victoires en autant de combats en carrière. La situation la dérange un peu, mais c’est surtout quand les médias en parlent. Pour le reste, elle a ses propres explications.

«Je suis tout à fait consciente que chez les femmes, le pourcentage de K.-O. est très bas en raison des rounds de deux minutes, a-t-elle mentionné. À l’entraînement, j’arrive souvent à finir mes adversaires parce qu’on va faire des rounds plus longs. Dans mes combats, c’est arrivé souvent que mon adversaire était dans les câbles, qu’elle n’était plus capable d’en prendre et que la cloche a sonné. Donnez-moi une autre minute par round et ce serait une autre histoire.»