/news/currentevents
Navigation

Un psychologue vient d’être radié pendant cinq ans

Coup d'oeil sur cet article

Un psychologue qui a reconnu avoir entretenu une relation amoureuse de six mois avec une patiente a récemment été radié de cinq ans, même s’il plaidait que 12 mois seraient assez dissuasifs.

Le psychologue Éric Paquette a été le premier en juin dernier à faire face aux modifications apportées au Code des professions par le gouvernement. Il impose dorénavant une radiation minimale de cinq ans pour une infraction à caractère sexuelle, sauf si le Conseil de discipline juge qu’une durée moindre est justifiée.

L’audience du professionnel avait donc été reportée pour laisser aux parties le temps de prendre connaissance des modifications. S’il n’a pas tenté de changer son plaidoyer de culpabilité, contrairement à son confrère Richard Lachance, Éric Paquette a néanmoins essayé d’obtenir une peine moins sévère.

Ce dernier réclamait une radiation de 12 mois, soit la même que le syndic de l’Ordre des psychologues avait l’intention de demander avant les modifications à la loi.

Protéger le public

Mais le Conseil de discipline l’a vu autrement, étant d’avis que les changements visaient à protéger le public et devaient être pris en compte immédiatement. Il rappelle qu’un psychologue et son client ont un lien étroit et un rapport d’autorité.

« Lorsque le psychologue sort du cadre thérapeutique pour développer des sentiments amoureux et avoir des relations sexuelles avec sa cliente, il abuse de ce rapport de force », écrit le Conseil dans sa décision.

C’est à la suite d’un échange de courriels révélant leur attirance mutuelle qu’Éric Paquette et sa patiente, dont l’identité est protégée, ont entamé une liaison amoureuse.

Dans le cabinet

Ils étaient alors tous les deux en couple avec d’autres partenaires et avaient convenu d’avoir des rencontres intimes dans le cabinet de M. Paquette, pour ne pas « éveiller les soupçons chez leur conjoint respectif ».

Plusieurs tentatives de ruptures ont ponctué leur relation, jusqu’à ce que la patiente commence une thérapie avec un autre psychologue. Elle a ensuite mis fin à leur liaison et c’est son nouveau psychologue qui a fait une demande d’enquête.

« Le Conseil est d’avis que cette sanction est juste et raisonnable et assurera la protection du public à une époque où la société n’accepte plus l’inacceptable », peut-on lire dans le jugement.