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Cinq éléments qui ont marqué la rentrée parlementaire

Les conditions de travail des infirmières se sont retrouvées au centre des discussions

Periode des questions
Photo Simon Clark Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

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La dernière rentrée parlementaire avant les élections générale a été marquée par la crise du temps supplémentaire obligatoire chez les infirmières. Ce débat fait rage depuis le cri du cœur de la jeune Émilie Ricard, devenu viral sur les médias sociaux la semaine dernière. Le sujet a monopolisé les débats durant la période de questions.

Voici un résumé de la journée.

1. Le gouvernement Barrette-Couillard

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette
Photo Simon Clark
Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

Gaétan Barrette est devenu la cible de tous les adversaires politiques du PLQ. François Legault parle maintenant du gouvernement «Barrette-Couillard». «On a vu le Dr Barrette accuser ces infirmières de nuire au recrutement de nouvelles infirmières, il faut le faire», a dénoncé le chef caquiste.

La vice-cheffe péquiste Véronique Hivon dénonce un deux poids deux mesures : le «Dr Barrette» n’a pas donné la même importance aux «infirmières qu’aux médecins, accuse-t-elle. Philippe Couillard a dû se porter à la défense de son bouillant ministre au caractère «ferme et déterminé» au cours d’un point de presse : «Il a fait beaucoup de choses positives pour le Québec, M. Barrette».

2. La faute au nouveau logo

Les députés Amir Khadir et Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire
Photo Simon Clark
Les députés Amir Khadir et Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire

Les sondages ne sont pas doux pour QS. Après l’embellie GND, le parti est retombé à près de 8 % dans les intentions de vote dans les derniers sondages.

Le député Gabriel Nadeau-Dubois a toutefois une explication à offrir aux militants déçus. Son parti a consacré beaucoup de temps «au processus de changement de logo, à la fusion avec Option nationale et à la constitution de notre plateforme Mouvement».

«Tout ça nous a beaucoup occupés, et on a été moins visibles», a-t-il lancé.

3. La CAQ au firmament

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault
Photo Simon Clark
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault

Les politiciens ne commentent jamais les mauvais sondages, mais résistent difficilement aux bons coups de sonde. «Tout le monde voudrait être où on est actuellement», a lancé François Legault, guilleret, lorsqu’un journaliste lui a demandé s’il «montait trop haut trop vite» dans les sondages d’opinion qui le classent premier dans les intentions de vote.

Le chef caquiste affirme que cette première place l’aide beaucoup à recruter des candidats de qualité, contrairement à 2014 où c’était beaucoup plus difficile. «En 2014, on est partis à 13 % dans les sondages, au début. C'est sûr qu'actuellement c'est pas mal plus facile, je pense que c'est le jour et la nuit, 2018 avec 2014», a-t-il indiqué.

4. Aussant à l’Assemblée nationale

Jean-Martin Aussant
Photo d'archives TOMA ICZKOVITS
Jean-Martin Aussant

L’ancien député péquiste Jean-Martin Aussant a effectué un passage remarqué dans la tribune des visiteurs du salon bleu pour assister à la première période de questions de la session parlementaire. Le chef péquiste Jean-François Lisée lui a fait de grands signes des bras pour l’appeler à joindre ses anciens collègues députés, et le leader parlementaire Pascal Bérubé l’a invité à prendre son cellulaire pour entamer une conversation.

Lors d’une brève mêlée de presse en fin d’après-midi, M. Aussant n’a pas écarté un retour en politique. «Si je reviens un jour en politique, ce sera basé sur les convictions et non sur un sondage [...] J’ai encore beaucoup d’amis ici et ils font leur maximum, j’en suis convaincu», a-t-il affirmé.

5. La vice-cheffe pose ses questions

La nouvelle vice-cheffe du Parti québécois, Véronique Hivon
Photo Simon Clark
La nouvelle vice-cheffe du Parti québécois, Véronique Hivon

La formule de la chefferie à deux têtes du PQ s’est frappée aux conventions parlementaires.

Lors de la période de questions, le chef de l’opposition officielle Jean-François Lisée a posé deux questions et a ensuite laissé la glace à la vice-cheffe Véronique Hivon, qui s’adressait elle aussi au premier ministre Philippe Couillard. C’est plutôt le ministre de la Santé Gaétan Barrette qui s’est levé.

La tradition indique que le premier ministre se lève pour répondre aux questions du chef de la première et la deuxième opposition, mais rien n’est prévu pour une «vice-cheffe».