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Estrie : l’homme d’affaires André L'Espérance fait face à des accusations criminelles

Bloc Justice
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SHERBROOKE - L'homme d'affaires bien connu en Estrie, André L'Espérance fait face à des accusations criminelles de vol et fraude. Ces accusations font suite à une plainte privée déposée par les Services d'entretien Piervan.

L’entreprise, propriété d'Yvan Frappier de Windsor, avait été embauchée par Escapade Memphrémagog et André L’Espérance pour les travaux de construction du bateau le «Grand Cru» en 2010.

Lors des travaux, les services d’employés qui recouraient à de l’outillage et des équipements de l'entreprise de M. Frappier auraient été utilisés sans que celui-ci n'en soit avisé. Les travailleurs auraient été payés en argent comptant pour ces services effectués en dehors du contrat signé entre les deux parties.

Les policiers auraient refusé d'enquêter à propos des faits allégués. De son côté, le substitut du procureur aux poursuites criminelles n'avait pas jugé opportun de porter des accusations criminelles, pensant que le dossier relevait plutôt des tribunaux civils.

Le juge Érick Vanchestein a toutefois accepté le dépôt d’une plainte privée et signé l'acte d'accusation, dont le dépôt a été effectué mardi au palais de justice de Sherbrooke.

André L'Espérance a limité ses commentaires : «Mon avocat me demande de ne pas faire de commentaires à ces accusations qui n’ont pas été retenues par la couronne. Toutefois, je tiens à préciser que je n’ai jamais commis de fraude ou de vol», a-t-il souligné dans un communiqué.

Le président du Groupe Piervan, Yvan Frappier, est présentement à l'extérieur du pays et n'a pu être joint.

Poursuite civile

Dans une poursuite civile intentée en octobre dernier, Yvan Frappier réclame 78 000 $ à M. L'Espérance et Escapades Memprhémagog.

On y allègue qu'André L'Espérance aurait, en avril et mai 2011, fait travailler ses employés au noir et utilisé ses équipements, occasionnant des pertes de revenus à M. Frappier.

«En agissant comme ils l’ont fait, peut-on lire dans la poursuite, les défendeurs savaient pertinemment bien qu’ils feraient des économies importantes sur les coûts de main-d’œuvre et la location des équipements, et ce, au détriment de la demanderesse.»

«De plus, non seulement les défendeurs ont, en toute connaissance de cause, floué la demanderesse, ajoute-t-on, en utilisant sa main-d’œuvre, ses outillages et ses équipements, mais ils ont également agi de façon illégale en payant en argent comptant les salariés de la demanderesse sans le déclarer aux autorités gouvernementales compétentes le tout».

La cause criminelle d'André L'Espérance reviendra devant la cour le 26 février prochain.