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Fin de la circulation de transit sur le mont Royal: une décision saluée par la communauté cycliste

Impossible de traverser le parc du Mont-Royal en auto dès ce printemps

Le chemin Camilien-Houde avant sa fermeture à la circulation
Photo Agence QMI, PHILIPPE-OLIVIER CONTANT Une voiture s'engage dans l'entrée est du chemin Camilien-Houde sur le Mont-Royal, à Montréal, Québec, le 6 février 2018. La ville vient d'annoncer que cette route sera interdite aux autos dès ce printemps à la suite du décès de Clément Ouimet un cycliste frappé par une voiture cet automne pendant qu'il s'entraînait.

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MONTRÉAL | La fermeture partielle de la voie Camillien-Houde dès ce printemps aux automobilistes qui traversent le mont Royal a été saluée mardi par plusieurs cyclistes qui conçoivent cette annonce comme un legs de Clément Ouimet.

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«C’est une très bonne nouvelle. Ça vient apporter un baume sur les blessures causées par sa mort [...] On vient diminuer les chances qu’un tel accident ne se reproduise», a déclaré Antoine Malo, entraineur au sein du club cycliste Espoirs Laval, faisant référence au cycliste de haut niveau qui a été happé mortellement en octobre dernier par un automobiliste américain qui effectuait un demi-tour interdit sur la voie Camillien-Houde.

«Ce chemin, c’était son terrain de jeu. Il aurait voulu que ça soit plus sécuritaire. Je crois qu’il aurait été content [de cette annonce]», a souligné Samuel Labrie Ross, qui a côtoyé Clément Ouimet comme collègue de travail dans une boutique de vélo.

La présidente-directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau, déplore toutefois que cette décision n’ait pas été prise plus tôt. «Ça faisait 10 ans qu’on en parlait que cet aménagement était à changer. C’est dommage que ça prenne un mort pour qu’on bouge», a-t-elle soupiré.

Enquête en cours

À la fin du mois de novembre, l’enquête policière entourant la mort de Clément Ouimet a été soumise au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui étudie toujours ce dossier.

«Ça fait quatre mois et on n’a plus aucune nouvelle [de l’automobiliste]. Ça passe un mauvais message qu’on peut causer la mort sans en subir les conséquences. C’est un peu frustrant», a déploré le cycliste Édouard Beaudoin, du club Espoirs Laval.

Un constat partagé par Suzanne Lareau. «Il faut qu’on envoie un message qu’on a une responsabilité. Quand on fait une manoeuvre interdite qui cause la mort de quelqu’un, il devrait y avoir des conséquences», a-t-elle affirmé.