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[VIDÉO] François Blais lance une pointe à Éric Caire

[VIDÉO] François Blais lance une pointe à Éric Caire
PHOTO SIMON CLARK, JOURNAL DE QUEBEC

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Le ministre François Blais a ramené des fantômes du passé en cette rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale en décochant une pointe à son rival politique Éric Caire.

Le député caquiste questionnait le ministre François Blais au sujet de Florent Francoeur, qui a été nommé grand patron des ressources humaines du gouvernement, même s’il avait fait l’objet de cinq plaintes pour inconduite sexuelle, alors qu’il était PDG de l’Ordre des conseillers en ressources humaines.

«M. le Président, mentir par omission, ce qui permet d'obtenir un poste qu'on n'aurait pas eu autrement, ça m'apparaît être extrêmement grave, ça m'apparaît être un motif de destitution. La destitution fait en sorte, et c'est prévu dans le décret qui a nommé M. Francoeur, la destitution fait en sorte qu'on n'avait pas de prime ni indemnité à verser à M. Francoeur. Le choix facile, le choix d'abandonner les victimes, le choix d'envoyer un message ambigu, c'était de lui verser 170 000 $, ce que le gouvernement a choisi de faire (le bureau de François Blais a ensuite précisé que c'était 87 000 $). Pourquoi?», a-t-il lancé au ministre de l’Emploi.

Puis, le ministre François Blais n’a pas hésité avant d’attaquer personnellement Éric Caire avec son CV embelli qui avait fait les manchettes en 2009, alors qu’il était candidat pour la Coalition avenir Québec (CAQ).

«Écoutez, M. le Président, mentir dans son CV aussi, hein, et peut-être qu'il faudrait aussi avoir une tolérance zéro par rapport à ça. Ce qui s'est passé avec M. Florent Francoeur, c'est extrêmement... c'est extrêmement regrettable, on l'a déjà mentionné. Je dois dire que nous étions très satisfaits, très satisfaits du travail de M. Francoeur. Les partenaires du marché du travail étaient aussi extrêmement satisfaits, hein, du travail qu'il faisait. Cependant, dans la situation, c'était impossible pour nous, compte tenu de la teneur des responsabilités qu'il a, c'était absolument impossible pour nous de le conserver dans son poste. Nous avons donc décidé de racheter son contrat, de le résilier pour faire en sorte de donner vraiment un message très positif à la société», a-t-il répondu.

Sur son CV qui était disponible à l’époque sur le site web de l’ADQ, Éric Caire laissait entendre qu’il était bachelier de l’Université Laval en communications, alors qu’en réalité il n’y a suivi qu’une seule session en 1993.