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[VIDÉO] Amir Khadir rabroué pour ne pas avoir dit ce qu’il voulait dire

Amir Khadir
PHOTO JOEL LEMAY/AGENCE QMI Amir Khadir

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Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a été rabroué par le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, qui lui reproche de ne pas avoir dit ce qu’il voulait dire.

Oui, oui. Vous avez bien lu!

C’est que le politicien a commencé son intervention en chambre en disant: «En cette assemblée, je n'ai pas le droit d'accuser le gouvernement de mentir. Je ne le ferai pas. Mais je vais dévoiler des chiffres sur les postes d'infirmière et le temps supplémentaire...»

Son astuce a vite été désamorcée par le président qui est intervenu.

«M. le député de Mercier, vous savez comme moi qu'on ne peut pas faire le... on ne peut pas utiliser la méthode que vous utilisez pour ne pas dire ce que vous voulez dire. Alors, M. le député de Mercier.»

Monsieur Khadir a ensuite dévoilé des chiffres sur les postes d’infirmières et les heures supplémentaires. «Vous jugerez vous-mêmes», a-t-il poursuivi.

«Pour 3 300 infirmières au travail dans Lanaudière, il n'y a actuellement que huit postes à temps plein affichés, la majorité sur des équipes volantes de nuit. Montérégie, même chose. Laval, c'est pire. Ils sont où les postes affichés que prétend le ministre? Le premier ministre accuse les infirmières de noircir le tableau. J'ai appelé des infirmières de mon hôpital. Il ne reste plus d'infirmières capables de prendre les cinq postes de nuit déjà assez difficiles, parce que plus capables de vivre dans la terreur du temps supplémentaire. Que compte faire le premier ministre, je lui demande, pour réparer le gâchis qu'il a causé au réseau de la santé en recrutant une vedette de la CAQ qui a appliqué, en fait, les recettes de la CAQ», a-t-il déploré.

Puis le ministre de la Santé Gaétan Barrette s’est défendu en accusant M. Khadir d’être «dépassé dans sa réflexion».

«Je vais lui indiquer les vrais chiffres du temps supplémentaire, qui sont moins spectaculaires, mais tout aussi sérieux dans leur nature que ce qu'ils reflètent. Le temps supplémentaire non obligatoire, c'est entre 5 % et 6 % des quarts de travail et le temps supplémentaire obligatoire, c'est de 5 %. Le fléau n'est pas ça. Le fléau, M. le Président, c'est aussi que tous les jours, il y a des équipes qui sont incomplètes. Il est là, le drame. Tous les jours, les équipes qui sont prévues sur un quart de travail sont moins un, moins deux, moins trois. Ils ne sont pas nécessairement en temps supplémentaire, mais en majorité, ils ne le sont pas. La question est l'organisation du travail...», a-t-il répliqué.