/finance/business
Navigation

Aérospatiale: Héroux-Devtek veut bénéficier d’une alliance Boeing-Embraer

Gilles Labbé, président et chef de la direction d'Héroux-Devtek
Photo d'archives Gilles Labbé, président et chef de la direction d'Héroux-Devtek

Coup d'oeil sur cet article

Une éventuelle alliance Boeing-Embraer dans le secteur des avions commerciaux, qui servirait à concurrencer celle conclue entre Airbus et Bombardier, fait saliver la compagnie Héroux-Devtek, compagnie québécoise spécialisée dans les trains d’atterrissage.

L’entreprise de Longueuil voit d’un bon œil les discussions en cours entre le géant américain et la société aéronautique brésilienne. Embraer et Boeing sont toutes deux des clientes d’Héroux-Devtek.

« S’il y avait une entente de conclue, on trouverait certainement une manière de travailler avec la nouvelle entité qui verrait le jour », a assuré mercredi le président et chef de la direction de l’entreprise, Gilles Labbé, au cours d’une conférence téléphonique portant sur les résultats du troisième trimestre de l’entreprise.

Les pourparlers ont repris de plus belle entre Boeing et Bombardier, à la suite de la décision du département américain du Commerce de ne pas imposer de surtaxe aux avions C Series de Bombardier.

Baisse des profits et des ventes

Les résultats d’Héroux-Devtek ont quant à eux suscité la déception mercredi, en raison d’une baisse des profits et des ventes au troisième trimestre de l’exercice financier 2018.

Pour la période de trois mois close le 31 décembre dernier, la compagnie basée à Longueuil a déclaré un résultat net de 626 000 $, comparativement à 8,1 millions $ durant la même période l’an dernier. Une fois ajusté, il est de 5,6 millions $ ou 16 cents par action, par rapport à 6 millions $ ou 17 cents par action.

Les ventes sont passées de 98,6 millions $ au troisième trimestre de l’an dernier à 97 millions $ pour cette année, en raison du « recul des ventes dans le marché de l’aérospatiale lié à la défense et aux fluctuations d’un exercice à l’autre de la valeur du dollar canadien par rapport aux devises ».

Carnet de commandes rempli

La compagnie québécoise a précisé que son carnet de commandes demeurait bien rempli, se chiffrant à 475 millions $, en hausse par rapport à 405 millions $ au 31 mars dernier.