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Partout

Birthday cupcake
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Dans quelques jours je vais avoir 33 ans. Rien de trop étonnant, le chiffre monte à chaque année. Mais on dirait que c’est un chiffre un peu bizarre, 33. Je ne peux plus jouer la carte de «oufff c’est difficile la trentaine» ça fait trois ans que je suis dedans 24 heures sur 24, je commence à être roder.

Je suis assez vieux pour être mature, mais je ne peux pas non plus jouer la carte du vieillard non plus. Dire des propos pleins de sagesses en flattant ma barbe et fumant ma pipe. Je me fais encore carter quand j’achète de la bière.

À 33 ans je ne suis plus si jeune non plus. Elle est fini cette glorieuse époque où je pouvais faire la fête jusqu’à 3 heures du matin et quand même être plus ou moins frais et dispo au travail à 8 heures du matin

Maintenant quand je me couche plus tard que 23hr je dois m’assurer que le lendemain j’ai une plage horaire disponible pour un tite sieste.

J’ai beaucoup changé en 33 ans. J’ai eu plusieurs look, attitudes, blondes, amis, sorte de bière préféré. Une des seules caractéristiques qui n’a jamais changé, c’est j’aime qu’on ait besoin de moi.

Je voudrais être de tous les projets, toutes les soirées, toutes les conversations. J’aimerais pouvoir écrire des romans et des séries télé en même temps que je roule mon one man show et que j’apprends mes textes pour mes cours de jeu à la caméra.

Chaque fois que quelqu’un me parle de son plus récent projet la première question qui me passe par la tête c’est «Pourquoi il ne m’a pas demandé pour travailler là-dessus?»

Pourtant je ne suis pas du genre imbue de moi-même. Je suis très conscient que pour la majorité des gens je ne suis pas indispensable. On dirait que c’est plus fort que moi, j’aimerais que tout le monde ai impérativement besoin de moi.

J’imagine qu’un psychologue pourrait avoir beaucoup de plaisir à décortiquer tout ça. Il pourrait me sortir une théorie sur mon enfance ou sur mes ex blondes. Au final je finirais avec la même conclusion, je ne peux pas tout faire.

Si la solution était simplement de capitaliser sur les endroits où mon rôle est important? Avec mon fils quand il essaie de sortir un jouet coincé dans un coffre. Sur scène quand des gens sont venu me voir raconter des blagues, vous ici maintenant qui lisez ces quelques mots.

Là je ne vous parle pas de simplicité volontaire. Je ne dis pas que je vais aller me construire une shed dans le bois et me nourrir exclusivement de petites baies et d’écureuils. Loin de là. Je suis encore avide de nouveaux projets et défis, mais à 33 ans j’apprends qu’à force de toujours courir après quelque chose de plus ont fini par être trop essouffler pour apprécier ce qu’on a.