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«Peoplekind»: Trudeau fait son mea culpa

«Peoplekind»: Trudeau fait son mea culpa
Photo Simon Clark

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OTTAWA – Justin Trudeau a concédé avoir fait une «blague stupide», la semaine dernière, quand il a proposé en anglais l’utilisation du terme «peoplekind» plutôt que «mankind», des propos critiqués autant au Canada qu’à l’international.

«J’ai fait une blague stupide il y a quelques jours», a admis le premier ministre du Canada, mercredi matin à son arrivée au caucus libéral.

Lors d’une assemblée publique à Edmonton jeudi dernier, M. Trudeau a corrigé une citoyenne pour son utilisation en anglais du terme «mankind» (littéralement «race de l’homme»). «Nous préférons dire “peoplekind” (“race des personnes”), pas nécessairement “mankind”, parce que c’est plus inclusif», a-t-il dit.

Puisque la dame avait commencé sa question par un long discours sur le pouvoir des femmes et l’aspect divin de l’amour maternel, il n’était pas clair si le premier ministre tentait de faire une blague ou si ses propos étaient à prendre au sérieux.

«Ç’a bien passé dans la salle et dans le contexte de la question, mais hors contexte ça paraît moins bien, a-t-il ajouté mercredi. C’est un petit rappel que je ne devrais pas faire de blagues, même quand je crois qu’elles sont drôles.»

La vidéo de l’échange est devenue virale et les critiques n’ont pas tardé à fuser à l’endroit de Justin Trudeau, tant sur les réseaux sociaux qu’à la Chambre des communes. Des médias internationaux se sont même emparés de la nouvelle.

Dans une chronique parue dans le tabloïd britannique Daily Mail, le journaliste Piers Morgan a critiqué le féminisme poussé à l’extrême du premier ministre. L’émission matinale américaine Fox & Friends en a également parlé dans une interview déplorant un dérapage idéologique.

Le député conservateur Gérard Deltell a jugé mercredi matin que Justin Trudeau a fait la bonne chose en s’excusant pour sa «blague niaiseuse», mais il doute de la sincérité du premier ministre.

«Ça va dans la logique de M. Trudeau de neutraliser à peu près tout», a-t-il observé, rappelant que les libéraux ont fait changer les paroles de l’hymne national pour le rendre plus inclusif, un changement dénoncé par l'opposition officielle.