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À Pyeongchang les yeux tournés vers l’avenir

Alex-Anne Gagnon encourage son frère aux Jeux olympiques avant de passer à sa prochaine carrière

Marc-Antoine Gagnon et Alex-Anne
Photo François-David Rouleau Marc-Antoine Gagnon et sa soeur Alex-Anne ont fait le tour du globe ensemble dans l’équipe nationale de ski acrobatique de la Coupe du monde.

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Alex-Anne Gagnon vit présentement une petite partie de son rêve de skieuse acrobatique au parc Phoenix. Elle n’y représente pas le Canada, mais c’est tout comme. À défaut de skier, elle y est pour encourager son frère Marc-Antoine et ses coéquipiers.

Son grand rêve, c’était celui de porter un dossard olympique et vivre l’aventure avec celui qui a toujours représenté sa source d’inspiration et de motivation, son frère. Le destin en a malheureusement décidé autrement. La bosseuse de 22 ans n’a pu se qualifier et obtenir son ticket d’Olympienne à Pyeongchang.

Devant se démarquer au sein d’une puissante équipe, elle a cru en ses chances de participer aux Jeux jusqu’à la dernière minute. C’était la source de motivation derrière sa dernière opportunité. Il lui fallait une médaille qu’elle n’a pu décrocher, elle qui occupe le 18e rang mondial depuis la pause olympique.

Elle se trouve donc au pied de la piste olympique avec ses parents Diane et Patrice. Il n’était pas question de rater ce rendez-vous avant de tirer sa révérence du ski. Elle ne sera pas du prochain cycle.

À la croisée des chemins dans sa carrière à sa troisième saison complète sur le circuit de la Coupe du monde, elle a décidé d’entonner son chant du cygne. Dans un mois, Gagnon dira adieu à la compétition à Megève, dans les Alpes françaises. Elle s’attaquera ensuite à son grand projet de vie : devenir médecin.

Plus forte

Elle n’exprime aucun regret. Rencontrée par Le Journal de Montréal lors de la Coupe du monde de ski acrobatique à Tremblant, elle vivait le deuil de son rêve malgré l’un de ses meilleurs résultats en carrière sur le circuit, une 9e place.

« J’en ressors plus forte de ne pas y participer. J’ai tout donné et j’ai essayé de me qualifier. Je ne peux pas être déçue. Quand je vais regarder mon parcours dans plusieurs années, je ne regretterai rien, a-t-elle signalé, tournée vers son nouveau rêve qu’elle entreprendra en 2018 à l’Université de Montréal.

« Ce serait impossible d’allier le ski et mes études en médecine avec les voyages et les compétitions internationales, a ajouté celle qui a percé avec l’équipe nationale en 2013. Il faut que je tourne la page. Je ne veux pas devenir médecin à 40 ans. Je devais faire un choix et je vis bien avec ma décision. Ç’a été émotif et difficile. Je me dis que j’ai un beau projet après ma carrière de ski. C’est plus facile et réconfortant. »

Sur les bancs de l’université, la championne canadienne de bosses en parallèle en 2015 mettra à exécution ce qu’elle aura appris sur les pentes. Elle aura à bûcher et sans cesse repousser ses limites. « Rien ne vient automatiquement dans le sport ou la vie », a-t-elle soutenu.

Et comme sur les pentes, elle pourra compter sur l’appui de son frérot. « Elle a fait un beau parcours. Je suis fier d’elle, parce qu’elle vivra son nouveau rêve, a dit Marc-Antoine. Dans la vie, il y a le sport, mais il doit y avoir autre chose après. Il faut y penser et elle l’a fait. »