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7 choses que j’ai apprises quand j’ai décidé de tout «sacrer là» pour voyager seul

7 choses que j’ai apprises quand j’ai décidé de tout «sacrer là» pour voyager seul
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L’an dernier, j’en avais vraiment marre de tout.

Les tempêtes de neige incessantes. La job de bureau stressante. Le transport en commun. Les gens aigris autour de moi. Ma vie amoureuse défaillante... Absolument tout. Chaque jour, la vie d’adulte telle qu’on la connaît me déprimait. J’ai donc décidé, sur un coup de tête, de me jeter dans le vide absolu et de vivre la boho-life.

En cinq mois, j’ai donné ma démission, j’ai amassé assez d’argent pour survivre une demi-année sans travailler, j’ai trouvé des hébergements à faible coût et j’ai vendu tous mes biens afin de partir seul, sans attache.

Mon lieu d’exil : San Diego, en Californie. Les plages à perte de vue et la vibe mexicaine décontractée de cette ville m’avaient toujours attirées.

 

En fin de compte, je ne me suis peut-être pas retrouvé au volant d’une Westfalia rose pâle, les cheveux dans le vent salin comme on le voit sur Instagram, mais j’ai tout de même pu emprunter le boulevard des rêves aux mille possibles un bon bout de temps.

L’expérience m’a apporté beaucoup. Selon moi, c’est quelque chose que tout le monde devrait faire au moins une fois dans sa vie.

Voici 7 choses que j’ai apprises quand j’ai décidé de «tout sacrer là»!

1. La vie vous réserve des surprises... 

 

Une fois, j’ai perdu mon cellulaire sur la plage et je l’ai retrouvé à la fin de la journée quand une vague me l’a ramené, pas loin d’où je me trouvais. Il était tombé dans un amas d’algues en marchant. Eh oui, il fonctionnait encore! À partir de ce moment-là, j’étais prêt à toute éventualité! 

2. Manger trois fois par jour, c’est bien, mais quatre (cinq) fois, c’est mieux.

 

En voyage, vous pouvez vous permettre de manger, et de manger encore. Au nombre de pas que vous faites dans une journée, un repas supplémentaire n’aura aucun impact sur votre silhouette, promis. Un jour, je m’étais lancé le défi de trouver les meilleurs tacos en ville. J’ai dû faire au moins dix restos (dans lesquels je ne demandais qu’un seul taco al pastor et une margarita de temps en temps, tsé!) avant de proclamer un gagnant. Si jamais vous passez par San Diego, je vous conseille d’essayer le restaurant La Vecindad, qui est vite devenu mon resto préféré.

3. Y aller lentement, mais sûrement.

 

Au début, je voulais tout voir en même temps, ce qui faisait en sorte que je ne profitais de rien. C’est vraiment important de prendre le temps de s’arrêter. De profiter. Éteindre son cellulaire de temps en temps et prendre de bonnes respirations par-ci, par-là, ça fait tellement de bien. 

4. Passer une nuit à la belle étoile vaut le coup.

 

Vous devez au moins une fois dormir à la belle étoile sur la plage. L’horizon qui se mélange à l’océan crée d’étranges émotions. Je me souviens d’avoir eu de la difficulté à décrire ce que je ressentais en moi. C’était comme si un trou noir réconfortant, mais angoissant m’enveloppait... j’ai dû regarder l’immensité pendant des heures avant de m’endormir en boule près du feu de camp, ébranlé, mais ébahi.

5. N’ayez pas peur de vous aventurer partout (non seulement pour garnir votre compte Instagram, mais surtout parce que vous êtes déjà dans l’inconnu anyway!)

 

Un voyage comme ça vous fera réaliser que vous êtes vraiment plus aventureux que vous ne le pensiez. Dans mon cas, cette constatation est survenue lorsque j’ai voulu explorer une grotte secrète dont un clochard m’avait parlé pendant que j’attendais le bus. De la manière dont il en parlait, ça semblait majestueux, mais difficile d’accès. Je me suis dit : «Why not l’exploration nébuleuse, au pire, ça sera parfait pour mon Instagram game!» Et comme de fait, c’était magique! 

6. Être tout seul, ça fait du bien.

 

À force de voyager seul, vous aurez envie de faire de la méditation... Vous vous repasserez votre vie entière dans votre tête, vie que vous prendrez plaisir à analyser. Dans mon cas, ça m’a aidé à éliminer toute trace de dépression. Au bout de deux mois, je me sentais tellement comme une plume que j’aurais pu m’envoler (même avec deux burritos dans le ventre).

7. Vous allez être ben ben zen!

 

Pendant mon périple, je me suis aperçu que malgré le fait que j’évoluais constamment dans l’inconnu, l’angoisse et le stress n’étaient plus au rendez-vous. Pas de stress à payer mon loyer à temps et non à la moitié du mois. Pas de stress ressenti en tentant d’éviter de faire exploser mon forfait cellulaire. Pas de stress point, pour vrai. Parce que tout ce qui compte en voyage, c’est le moment présent.

 

Même si mon évasion bohème n’a pas duré aussi longtemps que je le prévoyais, je suis revenu en sachant que je venais de vivre les meilleurs moments de ma vie (aussi quétaine que ça puisse paraître!).

 

Vivre un détachement aussi intense de tout ce que j’avais d’acquis dans la vie m’a permis de grandir à une vitesse folle. Maintenant, j’ai appris à me faire confiance et à ne pas angoisser dans des situations où je ne sauve pas des vies.

(Je suis aussi devenu la personne gossante dans les soupers d’amis qui propose toujours à tout le monde de partir à l’étranger pour régler leurs problèmes... Mais ça, ce n’est qu’un détail!)


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