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La Toyota Corolla n’est plus aussi beige que vous croyez

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Changer une réputation, c’est un travail de longue haleine. Parlez-en à Mazda, des importants problèmes de rouille sur la Protégé, la 3 ou la MPV.

La Corolla, elle, a toujours eu l’étiquette de l’auto fiable. Et c’était mérité. Mais elle a aussi la réputation d’être plate. Beige comme un comptable.

Récemment, j’ai pris le volant d’une Corolla SE 2018. Sa vraie clé, ses sièges majoritairement en tissu, sa boîte manuelle et ses enjoliveurs étaient franchement rafraichissants. Les constructeurs mettent généralement à notre disposition des véhicules équipés jusqu’au bouchon et j’ai bien apprécié qu’on fasse les choses différemment chez Toyota. 

Toyota Corolla SE 2018
Toyota

De par mon emploi, j’ai la chance de conduire des véhicules tantôt excitants, tantôt un peu ennuyants. Je vous mentirais si je vous disais que je rêvais à la Corolla les nuits précédant mon essai. Je m’attendais à cogner des clous à son volant toute la semaine et à mourir d’ennui...

Et finalement, non. Et croyez-moi, j’ai été le premier surpris.

Au fil des kilomètres parcourus, j’ai été étonné de constater que la Corolla n’était plus la voiture beige que vous pensiez qu’elle était. Pour citer Alaclair Ensemble : «Tu pensais qu'c'tait ça que c'tait, mais c'tait pas ça que c'tait». 

Toyota Corolla SE 2018
Toyota

Attention. Je ne vous dis pas qu’elle est excitante. Ni qu’elle est enivrante. Pour un prix similaire, la Honda Civic LX turbo à hayon procure une conduite bien plus exaltante. Ce que j’avance, c’est que la Corolla n’est pas aussi plate que sa réputation le laisse entendre. 

L’année dernière, j’ai essayé une autre Corolla. Celle-ci était munie d’une boîte automatique à variation continue (CVT). Je dois vous avouer que la transmission joue énormément dans l’agrément – ou le désagrément – de conduite. La manuelle n’a rien de sportif. Son débattement est long et son embrayage est tout sauf mordant, mais c’est drôlement plus efficace qu’une CVT qui rugit à la moindre accélération.

Je n’ai pas que des fleurs pour la berline compacte de Toyota. Son système d’infodivertissement est loin d’être optimal. La sensibilité de l’écran n’est pas celle de votre cellulaire et vous perdrez peut-être patience à l’occasion. Parlant de votre cellulaire, comme dans les autres produits de la marque Toyota, vous n’aurez pas la possibilité de le connecter pour accéder à Apple CarPlay ou Android Auto. Voilà un autre irritant. 

Toyota Corolla SE 2018
Toyota

Contrairement à certains véhicules, la Corolla ne prétend pas être ce qu’elle n’est pas. Elle sert autant les jeunes étudiants que les retraités. Mais une chose est certaine, elle n’est pas sportive. Évidemment, à bord, on ne retrouve pas des sièges Recaro. Cependant, j’ai trouvé les baquets très confortables.  J’ai remarqué un excellent support latéral autant provenant de l’assise que du dossier.

J’ai grandement apprécié l’efficacité du système de chauffage ainsi que des sièges chauffants. En hiver, c’est un must. Je ne suis pas resté frigorifié bien longtemps en embarquant dans la Corolla. Je ne peux pas en dire autant de certains véhicules, nommons le Subaru Forester au passage, pourtant conçus pour bien tirer leur épingle du jeu en hiver.

Malgré qu’elle soit moins beige qu’elle l’était, la Corolla n’a pas perdu l’un de ses principaux atouts: la fiabilité. En effet, année après année, elle demeure une référence dans ce créneau.

Bref, chapeau, Corolla. Continue ton bon travail! 

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Toyota Corolla SE 2018
Toyota