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Les Misérables : une superbe comédie musicale

Les Misérables : une superbe comédie musicale

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Malgré la neige et les conditions routières, nous tenions à être à la salle Wilfrid-Pelletier. Parce que Victor Hugo et ses misérables ont bercé mon enfance, parce que les figures de Jean Valjean, Marius, Cosette, Javert, Fantine et la famille Thénardier sont inoubliables, ce drame à dimension plus qu’humaine a passé la barrière du temps. Que ce soit au théâtre, cinéma, et même en comédie musicale, les méandres de cette histoire intemporelle l’emporte aisément. Jusqu’au 11 février, c’est une production tout Broadway qui s’offre à vous, et cette dernière vaut amplement le détour.

Tout fonctionne à merveille


Quand une production a les moyens, nous avons droit à un orchestre de première qualité dans la fosse. Sous la direction de Brian Eads, les quinze musiciens appuyaient habilement les acteurs, sans jamais trop de pathos , avec un léger sens du spectaculaire. Pour ce qui est des acteurs, particulièrement bien rodés, nous décernerons quelques étoiles. Si Jean Valjean (Nick Cartell) n’a pas tout à fait la carrure de l’emploi, il fait ressortir du personnage toute la dualité entre le bien et le mal. Son ennemi juré, le policier Javert (Josh Davis) est tout à fait dans le ton. Machiavélique à souhait, homme de loi retors, il représente tout ce que Victor Hugo abhorrait en ce siècle où les injustices étaient monnaie courante. Parmi les surprises, nous retrouvons le vil couple Thénardier. Artisans du malheur des autres et fourbes, ils réussissent quand à soutirer rires et amusement, par leur pantomime ainsi qu’une certaine bêtise presque abyssale. Au cœur de cette intrigue, le couple formé de  Marius (Joshua Grosso ) et Cosette (Jillian Butler) remporte la palme en amoureux transi.   Tout à fait dans l’esprit du roman, ils forment un joli couple dont l’histoire se chargera de rendre heureux. Avec des décors spectaculaires et une mise en scène qui ne souffre pas de temps morts, le temps des barricades avec le poignant Gavroche reste sans contredit, l’un des plus touchants.


Une belle sortie en famille pour les amoureux de l’histoire au cœur tendre.


Jusqu'au 11 février, à la salle Wilfrid-Pelletier.