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Les signes qui indiquent que vous travaillez trop

Crazy woman in office.
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Philippe Jean Poirier — 37e AVENUE

 

Travailler dur, ça paie. Mais à partir de quel moment passez-vous de l’ambition saine au workaholisme ?

« Le chercheur Bryan Robinson a une façon très intéressante de faire la différence entre un workaholic et une personne normale, dit la psychologue et coach en développement personnel Sylvie Boucher. La personne normale rêve de faire du ski pendant qu’elle travaille, alors que le workaholic rêve de travailler pendant qu’il fait du ski ! »

Être obsédé par le travail

Le workaholic est facile à reconnaître. Il ne lâche jamais le morceau, fait de la microgestion et a de la difficulté à déléguer, explique la psychologue. Il a aussi tendance à tout vouloir transformer en travail, allant jusqu’à choisir des passe-temps pouvant potentiellement devenir une business.

Ce qui distingue une ambition saine d’une dépendance au travail, pointe Sylvie Boucher, c’est le déséquilibre dans la vie de la personne. Quand elle s’investit dans son travail au détriment de tous les autres aspects de son quotidien (famille, amis, loisirs), il y a un problème !

Pour un workaholic, il peut être difficile de ralentir. En effet, il est bien vu de mettre les bouchées doubles au travail et d’en faire toujours plus. « La personne peut même se sentir valorisée, heureuse, stimulée intellectuellement, fière de sa capacité à relever des défis. Ça peut être très positif, au début... »

Les signes de surchauffe

Or vient un moment où le corps et l’esprit ne peuvent plus suivre la cadence. « Les gens qui travaillent beaucoup ne se rendent pas compte du stress qu’ils s’infligent, justement parce qu’ils sont occupés à travailler... Mais à la longue, ça finit par user, explique Sylvie Boucher. Ils développent alors des problèmes de concentration, de sommeil, d’irritabilité, ou des symptômes physiques, comme des problèmes de digestion, des rhumes, des virus. »

L’entourage sera le premier à s’en rendre compte. « Parce que c’est eux qu’on néglige en premier », dit Sylvie Boucher. C’est avec leur aide qu’on pourra retrouver une vie saine et équilibrée.