/sports/opinion/columnists
Navigation

On s’ennuie de la LNH

SPO-OLYMPIQUES
Photo Ben Pelosse Ce journaliste suisse avait de la nostalgie plein les yeux quand on a abordé le sujet de l’absence des joueurs de la LNH à Pyeongchang.

Coup d'oeil sur cet article

PYEONGCHANG | Mon collègue suisse, un vétéran qui était à la gare centrale de Nagano lors de l’arrivée des joueurs de la Ligue nationale, avait de la nostalgie plein les yeux quand il est venu piquer une petite jasette.

Les Suisses sont fous du hockey et l’absence des joueurs de la LNH les frappe de plein fouet. Comme c’est le cas pour les Canadiens et les Québécois.

Pas besoin d’être un grand spécialiste du marketing pour comprendre que cette absence diminue l’intérêt des Jeux pour le grand public. Depuis Nagano, le tournoi olympique de hockey était le point fort des Jeux. Devant même le ski alpin.

En fait, toutes ses questions tournaient autour de Gary Bettman. Mais comment un grand commissaire comme Bettman pouvait être aveugle à ce point.

Il n’est pas aveugle, il n’en a rien à cirer de la Corée et des Jeux. Il va être de retour en Chine en 2022, vous allez voir.

Plus tard, c’est un copain de guerre suédois qui est venu faire un tour à mon poste de travail. Lui aussi aurait aimé voir les meilleurs Suédois. Parce qu’il croit, peut-être avec raison, que les Suédois ont rattrapé le Canada et que Pyeongchang aurait consacré cette nouvelle maturité du hockey suédois.

On a couché sur une feuille l’alignement probable des deux équipes et on s’est dit que ça aurait donné une maudite finale.

C’était jusqu’à l’arrivée de Mika, un Finlandais.

Puis d’un Russe... Et d’un Américain...

Maudit Gary !

DANS LE CALEPIN | Hier matin, à Pyeongchang, on a vu comment le sport pouvait être cruel. Une jeune skieuse coréenne s’est élancée dans les bosses. On a senti tout de suite qu’elle n’était pas en contrôle. Sans doute la nervosité. Elle dévalait les bosses chez elle, devant les siens, à une minute d’être une héroïne nationale. Même avec une dixième place.

Il est arrivé quoi, vous pensez ?

Elle s’est plantée, n’a pu réussir son deuxième saut et s’est rendue la tête basse jusqu’au bout de la piste. Pauvre cœur...