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La G, une des belles rues de La Havane

Casa de las Americas - Havana, Cuba
Photo Fotolia La Casa de las Americas, sur la Calle G.

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LA HAVANE, Cuba | La rue G, appelée aussi avenida de los Presidentes, est l’une de cinq ou six plus belles rues de La Havane. G parce qu’elle est située entre les rues F et H, dans le quartier Vedado, un quartier à la fois jeune, universitaire, très fréquenté aussi par les touristes, rempli d’hôtels, de restaurants, de bars et de boîtes de jazz, de cinémas, de commerces divers, de parcs et d’aires de repos.

Ce boulevard somptueux, qui débute, tout en haut, avec l’imposant monument en marbre consacré à José Miguel Gómez (le deuxième président de la République de Cuba) et s’étire sur une vingtaine de rues jusqu’au Malecon, non sans rappeler les Ramblas de Barcelona, mais sans son aspect commercial, possède un terre-plein joliment décoré de palmiers royaux et d’arbustes taillés en cercle. Au centre de ce terre-plein, un long trottoir pour y déambuler ou pour s’adonner à la planche à roulettes. Des deux côtés de ce trottoir, au milieu d’espaces gazonnés, des bancs pour admirer les beaux immeubles avec colonnes et terrasses fleuries, anciens palaces privés ayant appartenu à la grande bourgeoisie, encore vêtus de leur élégance intemporelle et reconvertis en résidences et bureaux. Ici, le temps n’est pas venu à bout de la beauté et de l’émotion. C’est ce qui fait le charme de La Havane, qui est condamnée à dialoguer avec le temps, pour panser ses blessures et se faire toujours belle.

Le monument José Miguel Gómez.
Photo Fotolia
Le monument José Miguel Gómez.

Active jour et nuit

Calle G, on s’y donne rendez-vous à toute heure du jour et de la nuit, on y vient pour se reposer des longues marches sur la Rampa, pour attendre un des nombreux autobus (guaguas) qui parcourent les différents quartiers de la ville, pour discuter des derniers ragots en ville – les Havanais sont les rois du chisme (cancans) et chaque rue possède sa commère ou son colporteur de ragots –, pour y lire le journal Granma ou un livre ou pour écouter un musicien qui vient y jouer de son instrument préféré en toute liberté.

Votre point de départ sera la rue 23, appelée Rampa, une artère incontournable, qui croise de façon perpendiculaire la rue G. Des deux côtés, vous ferez le pèlerinage pour admirer les monuments en bronze qui ont été élevés, à différentes époques, à la mémoire des présidents d’Amérique latine qui ont fait leur marque, le plus récent étant Salvador Allende, le président chilien assassiné par le général Augusto Pinochet en 1973. D’où le surnom : Avenida de los Presidentes. Une curiosité : le monument au premier président de Cuba, Estrada Palma, a été vandalisé en 1959. Il ne reste plus que ses chaussures !

Une rue bien remplie

On trouve également une école de médecine dentaire, un café littéraire, l’Alliance française où les Cubains peuvent suivre des cours de français (important pour ceux qui veulent venir travailler au Québec), aussi une école de langue anglaise et allemande, une maternité, une école de journalisme, la prestigieuse Casa de las Americas, une institution culturelle fondée après le triomphe de la Révolution, en 1959, par la guérillera Haydée Santamaria, et que fréquentaient, entre autres, les écrivains Garcia Marquez et Eduardo Galeano lors de leurs passages à La Havane, le Musée de la danse, un hôtel, Presidente, construit en 1928 et classé 4 étoiles, qui sert également de galerie d’exposition d’antiquités. Tout près de cet hôtel se trouve le siège du ministère des Affaires extérieures de Cuba.

Admettez que c’est beaucoup pour une seule rue.