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Les raids près de Damas moins nombreux après cinq jours meurtriers

Les raids près de Damas moins nombreux après cinq jours meurtriers
Photo AFP

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Douma | Les raids aériens du régime syrien contre un fief rebelle près de Damas, la Ghouta orientale, ont baissé en intensité, samedi, après cinq jours de bombardements d’une violence sans précédent qui ont tué plus de 240 civils, a rapporté une ONG.

Le calme relatif sur ce front intervient alors que le pouvoir de Bachar al-Assad a été confronté dans la nuit à plusieurs attaques aériennes menées par Israël contre des cibles militaires du régime et de son allié iranien.

Lundi, Damas avait intensifié ses frappes contre la Ghouta, enclave rebelle à l’est de la capitale, tuant en cinq jours de bombardements plus de 240 personnes, dont une soixantaine d’enfants, et faisant près de 775 blessés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Samedi, les avions du régime ont mené quelques frappes aériennes seulement à partir de l’après-midi près de Douma, la grande ville de la Ghouta, a indiqué l’OSDH.

Les raids et des tirs d’artillerie ont fait 30 blessés, selon l’Observatoire.

«Malgré ce bilan et une légère reprise des frappes en soirée, elles restent moins importantes» que les jours précédents, a indiqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Dans les localités et les villages pilonnés depuis cinq jours, notamment à Douma, Hammouriyé ou encore à Erbine, certains magasins ont rouvert leurs portes samedi, ont constaté des correspondants de l’AFP.

Les habitants ont également effectué un timide retour dans les rues, certains déblayant les gravats aux alentours de leur domicile, d’autres essayant de récupérer de leur maison détruite ce qui pouvait être sauvé, ont précisé les correspondants de l’AFP.

Depuis lundi, des milliers de familles avaient dû se réfugier dans des abris de fortune, dans les sous-sols. Médecins et secouristes étaient débordés par l’afflux de victimes avec, chaque jour, des dizaines de morts et de blessés, dont des femmes et des enfants.

En représailles aux frappes sur la Ghouta, les rebelles mènent des tirs d’artillerie sur la capitale. Samedi, une roquette lancée sur Damas a déclenché un incendie dans une centrale électrique qui a été endommagée, selon l’agence de presse officielle syrienne Sana.

Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies examinent un projet de résolution réclamant l’instauration d’un cessez-le-feu de trente jours dans l’ensemble de la Syrie pour permettre la livraison urgente d’aide humanitaire.

Les tractations sur le texte devraient débuter lundi. On ignore pour le moment la position que prendra la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité disposant d’un droit de veto et alliée du régime du président Bachar al-Assad.

Assiégés depuis 2013 par les forces du régime, les 400 000 habitants de la Ghouta orientale subissent au quotidien de graves pénuries de nourriture et de médicaments.