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Merci au doc Jean Grenier

Jeux olympiques de PyeongChang
Photo Didier Debusschère La compétition était trop forte pour Samuel Girard et Charles Hamelin hier.

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PYEONGCHANG | Hier, Charles Hamelin et Samuel Girard n’ont pas été capables de mettre la main sur une médaille aux 1500 mètres de patinage de vitesse courte piste. Girard s’est battu pour une belle quatrième place.

Certains parlent de déception. C’est qu’ils ne savent pas d’où vient ce sport excitant. Ils ne savent pas que dans une suite d’un hôtel de Sarajevo, en 1984, le docteur Jean Grenier, président de la Fédération de patinage de vitesse, la seule existante à l’époque, travaillait déjà dans les coulisses pour faire progresser un fabuleux projet qu’il avait en tête. Faire entrer les compétitions de patinage sur courte piste aux Jeux olympiques. Il a profité des Jeux de 1988 à Calgary pour imposer cette discipline comme sport de démonstration.

Les bonzes du Comité international olympique, qui s’ennuyaient à la longue piste, ont vite vu que ça donnait un show formidable à la télévision. Et les Olympiques d’hiver se cherchaient des cotes d’écoute.

BLACKBURN, GAGNON, CHAREST

À Albertville, en 1992, on a eu droit aux premières compétitions olympiques. Avec des médailles. Évidemment, les Québécois brillaient, ils avaient littéralement inventé le sport. Comme le ski acrobatique développé par les frères Laroche à Lac-Beauport.

Les snobs regardaient de haut ces médailles. Faut dire qu’une kamikaze comme l’Américaine Kathy Turner transformait les courses en allée de quilles. Tout le monde tombait.

Mais ces pionniers ont persévéré. Frédéric Blackburn, Marc Gagnon, Isabelle Charest et les autres. Ils ont défendu et vendu leur sport. À chaque édition des Jeux olympiques, la résistance était plus forte. Corée, Japon, Italie...

Tellement qu’hier, au 1500 mètres, la compétition était trop forte pour Charles Hamelin et Samuel Girard. Pas de médaille dans « notre » sport.

Savez quoi ? C’est presque un honneur.