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Une autre 4e place

Marc-Antoine Gagnon rate à nouveau le podium de peu

Le Québécois Marc-Antoine Gagnon.
Photo Ben Pelosse Journal de Montréal Le Québécois Marc-Antoine Gagnon.

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BOKWANG | Pour la deuxième fois en deux Jeux olympiques, Marc-Antoine Gagnon a terminé au pied du podium lors de la finale masculine de bosses.

Le skieur québécois a eu une journée chargée au bureau. Après être passé par la deuxième séance de qualifications, il s’est faufilé jusqu’à la super finale avec des descentes simples mais solides.

Toutefois, lors de l’étape ultime, Gagnon n’a pas été en mesure de mettre la main sur sa première médaille olympique. Il détenait le troisième rang avec une note de 77,02 avant que le dernier compétiteur, le Japonais Daichi Hara, se pointe en haut de la piste.

Celui-ci a réalisé une prestation convaincante pour écarter le représentant canadien du podium avec un pointage de 82,19.

Petites erreurs

Une scène crève-cœur pour celui qui en était à son chant du cygne aux Jeux olympiques.

« Ça fait mal un petit peu, a souligné Gagnon. Je n’ai pas réussi à skier comme je voulais et j’ai fait de petites erreurs. Je ne maîtrisais pas bien la piste qui était très difficile. En fait, les seuls qui ont été capables de le faire sont sur le podium. »

« Lorsque j’ai vu la course de Hara, j’avais un bon feeling que la quatrième place s’en venait encore. Il skiait bien et c’était sa journée. Ce qui me dérange, ce n’est pas la quatrième place, mais bien que ça m’arrive pour la deuxième fois de suite. »

Selon ses dires, il est très possible qu’il accroche ses skis à la fin de la présente saison afin d’amorcer des études universitaires en économie.

Marquis à court de miracles

Pendant ce temps, Philippe Marquis a vu son genou droit rendre les armes après son premier saut durant la deuxième de trois finales. Après l’atterrissage, il s’est retrouvé en difficulté lors des bosses suivantes et il s’est dirigé vers le côté de la piste quelques secondes plus tard.

« J’ai atterri un peu en extension et je savais que c’était le mouvement que je devais éviter. Ça mettait beaucoup de pression sur mon joint, a indiqué Philippe Marquis. J’ai essayé de skier, mais mon genou n’était pas capable de supporter mon poids. Ça faisait trois fois que ça arrivait dans le dernier mois.

« C’est triste, mais c’est le pari que j’avais pris en venant ici et je savais que ça pouvait arriver à chaque descente. Pour être honnête, ça faisait trois semaines que j’avais l’estomac dans la gorge lorsque je me retrouvais en haut de la piste. »

Malgré tout, Marquis a servi une grande leçon de courage en surmontant la douleur afin de prendre part aux Jeux de Pyeongchang. Il est même parvenu à obtenir son billet pour la finale dès la première qualification.

« Je suis content de m’être rendu aussi loin et je vais toujours me rappeler de la journée du 9 février comme extraordinaire et miraculeuse, a-t-il ajouté. Ma victoire était faite. »

Marquis passera sous le bistouri le 28 février avant d’amorcer une longue réadaptation. Selon toute vraisemblance, il a effectué sa dernière descente aux Jeux olympiques.