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Gros coup pour Behaviour qui va créer Game of Thrones

Quelque 25 personnes ont été engagées pour travailler sur ce nouveau projet

Le président et producteur exécutif de Behaviour Interactif, Rémi Racine, s’est tourné vers l’étranger pour recruter deux des quatre personnes phares de l’équipe qui travaillera sur le projet de Game of Thrones.
Photo Martin Alarie Le président et producteur exécutif de Behaviour Interactif, Rémi Racine, s’est tourné vers l’étranger pour recruter deux des quatre personnes phares de l’équipe qui travaillera sur le projet de Game of Thrones.

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Après deux ans d’intenses négociations, le studio québécois Behaviour Interactif met la main sur les droits pour développer un jeu mobile de la populaire télésérie Games of Thrones.

« On a souvent travaillé sur de très grosses propriétés pour d’autres. C’est Disney, Ubisoft ou Warner qui nous embauchaient. Cette fois, c’est nous qui avons les droits de Game of Thrones », a déclaré au Journal Rémi Racine, président et producteur exécutif de Behaviour Interactif.

Plus de 25 emplois sont créés grâce à ce précieux contrat. Il y en aura peut-être un peu plus en Chine dans les bureaux du partenaire asiatique de Behaviour GAEA, affirme M. Racine.

Si le jeu a du succès, le nombre d’employés doublera vite à Montréal, passant de 25 à 50.

Deux ans de discussions

M. Racine raconte que les discussions entourant ce contrat d’envergure ont duré deux ans.

La compétition venait de partout autour du globe. Il ne peut toutefois pas divulguer son montant.

« C’est l’une des plus grandes propriétés du monde télévisuel de la planète. C’est la plus grande propriété non chinoise produite en Chine. C’est un très gros poisson », ajoute-t-il, visiblement fier de son coup.

Réduire les risques financiers

Pour le patron de Behaviour Interactif, acheter les droits d’une production pour un jeu comme ça a été le cas avec Game of Thrones aide à réduire les risques financiers bien plus grands sur mobile que sur PC.

« En allant chercher un Game of Thrones, on limite notre risque. C’est sûr que ça coûte de l’argent aller chercher les droits, mais ça amène une certaine population qui va essayer le jeu au départ », signale-t-il.

Favorable aux crédits

Rémi Racine ne voit pas pourquoi il faudrait abolir les crédits d’impôt québécois destinés à soutenir la main-d’œuvre. Selon lui, le jeu vidéo est une force pour le Québec... il ne faut pas arrêter d’y investir.

« Il ne faut pas se leurrer. On n’est pas les plus généreux. Les gens pensent que l’on a le meilleur programme au monde. Bien non », observe-t-il.

Contrairement à ce qui a aussi été dit, jamais l’industrie du jeu vidéo « ne vole de talents » aux autres industries, précise M. Racine.

« On ne se dispute jamais des employés avec Desjardins ou Stingray. Jamais. Parce que les gens qui vont travailler là ne viennent pas chez nous et vice versa. Nos gens ne vont pas dans ces entreprises-là », conclut-il.