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Pas d’ALÉNA 2.0 en 2018, selon Bachand

Raymond Bachand
Photo d'archives, AGENCE QMI Raymond Bachand

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Ce n’est pas en 2018 que seront conclus les pourparlers entourant l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), parole de Raymond Bachand.

Le négociateur en chef du gouvernement du Québec dans la renégociation de l’Accord juge que l’imprévisibilité du président Trump et les élections attendues aux États-Unis et au Mexique au cours des prochains mois rendent pratiquement impossible la ratification d’un nouveau traité d’ici la fin de l’année.

«On pourrait régler, mais je ne m’attends pas à ça», a dit l’ex-ministre des Finances, en marge d’un événement du Conseil du patronat du Québec, après avoir affirmé «s’attendre à des avancées» en 2018.

«Je ne m’attends surtout pas à un retrait des États-Unis, ça, c’est comme [évident]. Je m’attends à des progrès, on pourrait fermer une quinzaine de chapitres au cours des prochains mois, et avancer la réflexion globale», a-t-il poursuivi.

Les élections qui doivent se tenir au Mexique ce printemps, de même que les primaires américaines à l’été et celles de mi-mandat à l’automne compliquent passablement la négociation d’éléments majeurs de l’accord, a ajouté le négociateur en chef.

M. Bachand ne s’est pas formalisé des plus récentes déclarations explosives du président Trump, qui s’est attaqué lundi aux pratiques commerciales canadiennes, en menaçant de créer une nouvelle taxe sur les importations étrangères qui s’appliquerait au Canada.

Il y voit des «tactiques de négociation» de la part du président Trump.

«C’est dans la personnalité du président des États-Unis, il faut s’attendre à avoir des sorties spectaculaires. Il faut écouter, mais fondamentalement, la force des faits, l’appui des milieux économiques américains (...) va continuer.»

M. Bachand réagissait à ces propos dans le cadre d’un forum sur les relations commerciales transfrontalières organisé par le Conseil du patronat, en compagnie de l’ex-premier ministre Pierre-Marc Johnson, négociateur en chef pour le Québec dans le cadre des négociations de l’Accord économique et commercial global (AECG).