/news/currentevents
Navigation

Québec retarde un projet de digues à Deux-Montagnes

La Ville croit que c’est la meilleure solution pour ne plus revivre d’inondations

GEN-INONDATIONS DEUX-MONTAGNES  2017 inondations 2017
Photo d’archives, Martin Alarie En mai dernier, des citoyens de Deux-Montagnes ont utilisé des sacs de sable pour protéger leur maison des inondations.

Coup d'oeil sur cet article

La Ville de Deux-Montagnes attend depuis l’été dernier que Québec l’autorise à construire 300 mètres de digues visant à protéger ses citoyens contre de nouvelles inondations.

Deux-Montagnes croit que l’installation de moins de 300 mètres de digues au coût de 1 million $ le long de la rive est la seule solution permanente viable pour éviter les inondations du printemps.

La Ville est prête à aller de l’avant. L’argent est là, mais le ministère de l’Environnement tarde à donner son autorisation.

Le processus pour obtenir la dérogation nécessaire à l’installation des digues a débuté en juillet.

Beaucoup de neige et...

Claudie Tremblay ne s’imagine pas revivre le même calvaire que celui du printemps dernier. La résidente de la 13e Avenue à Deux-Montagnes termine à peine ses travaux de rénovation, rendus nécessaires en raison des inondations.

« Pour nous, c’est très inquiétant parce qu’on a investi dans nos maisons et en plus, il y a beaucoup de neige qui tombe et on a peur à la fonte. Il ne faudrait pas que le même scénario se répète parce que ce serait dramatique pour tout le monde », explique Mme Tremblay.

Inquiétude

« On est inquiet. On aurait aimé mieux faire la construction à l’automne dernier. On a pris les précautions nécessaires pour faire des digues temporaires, mais la solution, c’est une digue permanente », explique le maire, Denis Martin.

Si la demande avait été acceptée rapidement, les digues seraient déjà en place.

« Ça aurait été l’histoire d’un mois à faire. Le plus long aurait été l’appel d’offres, mais fin octobre, ça aurait été fini », assure Benoit Ferland, directeur général de la Ville.

Le député caquiste de Deux-Montagnes, Benoît Charette, s’explique mal lui aussi ces délais, sachant que la situation est urgente.

« Si on regarde les coûts pour compléter la digue alors qu’on a payé plusieurs millions de dollars pour dédommager les sinistrés de Deux-Montagnes, c’est ridicule de ne pas aller de l’avant avec un projet comme celui-là », estime M. Charette.

Par courriel, le ministère de l’Environnement affirme que sa réponse arrivera dans les meilleurs délais.

« Le Ministère a déjà entamé l’analyse de la demande d’autorisation de la Ville depuis décembre sur les bases de discussions avec la Ville. De plus, l’analyse du rapport déposé par la Ville est également en cours », écrit Clément Falardeau, porte-parole du ministère de l’Environnement.

Solution temporaire

Toutefois, la Ville demeure rassurante. Tous les matériaux ont été achetés afin d’installer une digue temporaire formée de blocs de béton et de géotextiles au printemps. Une solution de replis qu’on dit efficace de 80 à 90 %.

« Ça vaut ce que ça vaut. On peut avoir le même scénario qui se répète au printemps », dit Martin Bigras, un riverain.

Martin Bigras<br>
<i>Sinistré</i>
Photo Dave Parent
Martin Bigras
Sinistré

Les inondations à Deux-Montagnes

♦ 276 sinistrés

♦ 26 ont dû détruire complètement leur maison

♦ 900 000 $ de frais pour la Ville. Moins de la moitié de cette somme sera remboursée par Québec.

♦ 1 M$ pour des digues 

– Avec monjournal.ca