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Un an de réclusion à domicile pour un ex-organisateur politique

Un an de réclusion à domicile pour un ex-organisateur politique
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

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Gilles Cloutier, un ex-organisateur politique qui a collaboré avec l’UPAC et témoigné devant la commission Charbonneau, passera les 12 prochains mois en détention «à domicile».

Coupable d’attentat à la pudeur et de voies de fait sur deux mineures, l’homme de 77 ans s’est vu imposer cette peine par la juge Maria Albanese, mardi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

La juge a estimé que cette suggestion faite la semaine dernière par les procureurs de la poursuite, Caroline Lafleur et de la défense, Simon Dolci, n’est «pas contraire à l’intérêt public», notamment en raison de la santé «fragile» du septuagénaire qui évite ainsi la prison ferme.

Il sera notamment assigné à sa résidence 24 heures sur 24 durant les dix prochains mois. Une fois sa peine expirée, il devra respecter les conditions d’une période de probation de deux ans, dont l’interdiction de se trouver en présence de personnes mineures à moins d’être accompagné d’un adulte.

Punitions, corvées et attouchements

Les deux victimes étaient âgées entre huit et 12 ans au moment des crimes, commis il y a une quarantaine d’années.

Cloutier les a frappées en les forçant à faire des corvées ménagères. En guise de punitions, il les forçait aussi à se mettre à genoux durant des heures en pleine nuit.

L’une d’elles a également subi des attouchements sexuels. Cloutier lui a notamment enduit les parties génitales avec de la crème à raser et lui a passé l’aspirateur sur la poitrine.

C’est après avoir vu Cloutier à la télé pendant qu’il témoignait de ses magouilles électorales devant la commission Charbonneau que les deux plaignantes se sont décidées à le dénoncer à la police, au printemps 2013.

Gilles Cloutier avait aussi collaboré à certaines enquêtes de l’UPAC en matière de collusion et de corruption municipale.

L’ex-employé de la firme de génie conseil Roche était l’un des témoins de la poursuite dans l’enquête visant le système de contrats publics truqués qui avait été mis en place à la Ville de Boisbriand en faveur de certaines firmes et qui a notamment mené à la condamnation des anciens maires Robert Poirier et Sylvie Berniquez St-Jean.

- Avec la collaboration de Christian Plouffe