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Elle voit 200 clients en trois semaines

Les deux proxénètes ont admis leur culpabilité

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Un proxénète s’est reconnu coupable d’avoir forcé une jeune femme de tout juste 18 ans à assouvir les désirs sexuels de près de 200 clients en un peu plus de trois semaines.

Jeff Bonhomme, 29 ans, était de retour au palais de justice de Montréal mercredi. Son avocate a demandé un rapport présentenciel, un document qui vise à éclairer le juge pour lui permettre de rendre la sentence la plus appropriée. Il sera donc de retour en avril afin de recevoir sa peine.

Jeff Bonhomme<br>
<i>Accusé</i>
Photo courtoisie, spvm
Jeff Bonhomme
Accusé

Tout comme sa complice Gabrielle Lemire, âgée de 28 ans, l’homme a plaidé coupable à des accusations de proxénétisme, d’avoir publicisé des services sexuels et d’avoir tiré un avantage matériel provenant de la prestation de services sexuels.

Sa complice a écopé d’une sentence de trois ans de prison le mois dernier. Dans le cas de Bonhomme, la Couronne recommande une peine de quatre ans de pénitencier, alors que la défense suggère plutôt une sentence de deux ans moins un jour.

Entre le 19 décembre 2016 et le 11 janvier 2017, le duo a forcé une jeune femme vulnérable à se prostituer. Pas moins de 189 clients ont payé pour les services de la victime, âgée tout juste de 18 ans, pendant cette période des Fêtes.

Un calepin à jour

Lemire et Bonhomme ont récolté presque tous les profits. Le proxénète de 29 ans était chargé de placer les annonces de services sexuels sur internet et de prendre les rendez-vous. Il conduisait également la jeune femme chez les clients et dans différents hôtels.

Le calvaire de la victime s’est terminé le 11 janvier 2017, lorsqu’elle a réussi à contacter son père via Facebook.

Le duo a été arrêté la journée même. Quand les policiers ont fouillé Bonhomme, ils ont retrouvé sur lui un calepin dans lequel il notait la date et le montant reçu pour chaque service sexuel fait par la victime.

En analysant les messages textes échangés par les coaccusés, les enquêteurs ont découvert leur complicité en vue « d’influencer, de diriger et de profiter de la prostitution » de la jeune femme, peut-on lire dans le résumé des faits admis par Bonhomme.