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La meilleure ambassadrice

Danièle Sauvageau toujours au premier rang pour promouvoir le hockey féminin

Danièle Sauvageau a dirigé l’équipe canadienne aux JO de 2002 à Salt Lake City. Les porte-couleurs de l’unifolié avaient alors remporté une finale d’anthologie face aux Américaines. Les deux équipes se sont de nouveau affrontées mercredi à Pyeongchang.
Photo AFP Danièle Sauvageau a dirigé l’équipe canadienne aux JO de 2002 à Salt Lake City. Les porte-couleurs de l’unifolié avaient alors remporté une finale d’anthologie face aux Américaines. Les deux équipes se sont de nouveau affrontées mercredi à Pyeongchang.

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GANGNEUNG | Danièle Sauvageau est depuis belle lurette « la » spécialiste du hockey féminin aux Olympiques.

Elle est ici en Corée avec l’équipe de Radio-Canada, où elle analyse les matchs. Un choix indiscutable, vu son expérience en la matière.

Sauvageau était l’entraîneuse adjointe de l’équipe olympique en 1998, lors de conquête de la médaille d’argent aux Jeux de Nagano.

Mais c’est en 2002 qu’elle est vraiment passée à l’histoire. Nommée entraîneuse en chef, Danièle avait transformé une équipe qui vivait dans la peur de perdre en une formidable machine assoiffée de victoires.

Qui ne se souvient pas de la finale du tournoi olympique cette année-là ? Les Canadiennes avaient battu les Américaines 3 à 2 dans un match d’anthologie.

Elles avaient été pénalisées à outrance par une arbitre américaine, écopant de huit punitions consécutives. Pendant qu’au Canada, on criait à l’injustice et au scandale devant les téléviseurs, Sauvageau avait su, en bon général, garder le plein contrôle de sa troupe.

Ce fut assurément un des meilleurs matchs de l’histoire du hockey féminin.

Danièle Sauvageau
Photo CHANTAL POIRIER
Danièle Sauvageau

 

Promouvoir son sport

Sauvageau aime toujours autant faire la promotion de son sport.

« Les Jeux olympiques, c’est magique, raconte-t-elle. C’est l’endroit idéal pour promouvoir le hockey féminin.

« En 2014, 30 millions de personnes ont regardé la finale olympique sur la télé ou sur le web.

« Avec l’intérêt que les Jeux génèrent pour le hockey féminin, on peut espérer que cela contribuera à faire en sorte que les jeunes femmes qui exercent ce métier pourront un jour vivre de leur sport. »

Ça a bien changé

Les choses ont bien évolué depuis que Sauvageau s’est impliquée dans son sport en 1998.

« Je me souviens que nous étions environ 30 000 joueuses au Canada à l’époque.

« Ça a décollé avec la conquête de notre médaille olympique en 1998, puis notre médaille d’or en 2002 a vraiment eu un impact majeur. Depuis, notre sport ne cesse de gagner en popularité.

« Et avec l’adhésion de l’équipe de la Corée unifiée aux Jeux de Pyeongchang, le hockey féminin vient de prendre une nouvelle dimension en s’ouvrant davantage au monde asiatique.

« Certains diront que les Coréens se sont qualifiés d’office, mais le hockey féminin jouira de beaucoup de visibilité avec la présence de cette équipe-là aux Jeux. On ne pouvait pas demander mieux... »